Défi Clean – Mon programme détox

J’ai travaillé avec acharnement sur une formation en ligne (rien à voir avec ce site), et sur la fin, je consacrais les quelques minutes de poses que je m’octroyais à baver sur des billets d’avion pour des destinations lointaines et ensoleillées. C’était décidé, j’allais partir me la couler douce quelque part dans le monde dès que mes premiers deniers allaient tomber dans la bourse.

Le jour J est donc arrivé : succès ! La formation marche du tonnerre, les soussous tombent dans la popoche et je peux enfin réfléchir posément : où vais-je donc partir ?

Je n’arrive pas à me décider. L’idée de partir me fait rêver, mais aucun lieu dans ce monde me tente. J’ai déjà réalisé mes plus grands rêves de voyage, Inde, Japon, Thaïlande, New-York…Et même si j’aimerais vraiment visiter encore plein d’endroits sur notre belle Terre, notamment faire des trecks dans des espaces naturels aux paysages époustouflants, cette fois-ci, ça ne me dit rien.

Je réfléchis : de quoi ai-je vraiment besoin ? Si je trouve mon besoin, je trouverai ma destination sans peine.

Bilan :

  1. J’ai besoin de me reposer
  2. J’ai besoin de m’occuper de moi
  3. J’ai besoin de manger mieux
  4. J’ai besoin de faire un peu d’activité physique

Et là, la révélation me tombe dessus : non, je n’ai pas besoin de voyager. J’ai besoin de partir de mon mode de vie, et plus précisément de mon environnement : Mon environnement intérieur.

Je sens que mon corps est dans un état qui ne devrait pas être : mon visage est bouffi, j’ai les articulations qui craquent, je suis ballonnée, j’ai des allergies à tout, plus rien qui ne contienne de l’histamine ne me correspond, j’ai froid aux extrémités, j’ai le blanc des yeux pas blanc, et des cernes pas jojos…

Et là, c’est décidé, mon esprit et mon corps crient de concert : « Oui ! » Je dois mettre mon argent dans un programme de soin intensif.

Je suis tombée sur une vidéo, il y a quelques mois, je l’avais notée dans une petite case, et rangée dans un coin de ma tête, qui parlait du bouquin Clean, d’Alejandro Junger, un programme de détox vraiment complet, dont on ne tarit pas d’éloges.

L’option : « Peut-être que ça ne marchera pas », n’est même pas envisagée : je le sens, je le sais, ce programme va m’aider.

J’achète donc l’ouvrage en question, et me mets à le lire aussitôt : je le savais, il rentre totalement en harmonie avec tout ce que j’ai découvert ces dernières années. Depuis Parents toxiques jusqu’à nourriture toxique, se défaire du toxique et autoriser son corps à vivre selon sa vraie nature, pour lui permettre d’effectuer correctement son travail, voilà qui sonne juste à mon oreille.

Alice Miller m’a dit d’écouter mes émotions, Julia Cameron m’a dit d’écouter mon inspiration, Jean Liedloff m’a dit d’écouter le bébé en moi, la non-sco et les écoles démocratiques m’ont dit d’écouter mes ambitions personnelles, et voilà qu’Alejandro Junger me dit d’écouter mes symptômes : bienvenue dans ma destinée, Alejandro.

Donc, j’ai décidé de créer un journal, au jour le jour, pour relater mon expérience. Cela durera 1 mois, et chaque jour, je vous relaterai les effets du programme sur moi.

Je prendrai une photo à la fin du programme, me voici au début :

 

moi meme
chuis pas au mieux de ma forme

 

 

Semaine Élimination

Jour 1

J’ai décidé de faire les choses biens. Il s’agit de ma vie, et je pense qu’au final, je dépenserai plus d’argent en bouffe addictive inutile (voir en voyages que je n’ai pas vraiment envie de faire ^^), en compléments alimentaires pour fixer ceci et cela, et sans compter le fait que je suis depuis 1 an sous anti-histaminique au quotidien pour cause de dermographisme aigu qui se réveille dès que j’ingurgite le moindre aliment histaminé. Le dermographisme, c’est rigolo pour les autres : on peut faire des dessins sur ma peau haha, mais pas pour moi. (Ça brûle et ça démange).

A.J explique vraiment bien POURQUOI je réagis comme ça. J’étais certaine que cela avait un rapport avec l’entrée dans mon dernier logement à Paris : l’eau du 17ème arrondissement est une merde infâme + il y avait un micro-ondes fuyant, que j’ai bien-entendu, utilisé (alors que je n’en avais pas utilisé depuis près de 10 ans). Problèmes de thyroïde, perte de cheveux, ballonnements…Tout cela s’était bien calmé avec l’alimentation alcaline, mais ce que je n’avais pas prévu : la consommation excessive d’oeufs (sensés être neutres au niveau alcalinité si l’on consomme le blanc cuit et le jaune cru), m’a carrément fait surréagir au niveau du dermographisme.

Bon j’arrête de parler comme ces vieilles sur les forums qui n’arrêtent pas de se plaindre de maux bizarres que personne ne connaît, et je vais tout de suite passer à mes achats :

  • 2 osmoseurs : l’eau est contaminée par le chlore, et j’ai bien vérifié sur un site officiel, l’eau d’Aubusson est bourrée de Chlorites. Après le calcaire de Paris, ça change, c’est sympa. Du coup : un pommeau de douche à 70€, et un osmoseur d’évier qui se débranche facilement à 90€. Ces 2 appareils vont éliminer le chlore, et tous les métaux lourds.
  • Un rideau de douche en coton Bio, à 15€ sur ebay : Le rideau en plastoque combiné à l’eau chaude libère des particules toutes pas gentilles, que je vais m’empresser de mettre au placard (c’est pas le mien, sinon croyez-moi que je l’aurais mis à la poubelle).
  • De la lessive en paillettes bio à 8€ : La lessive chimique sur les vêtements, restent dans les fibres et passent la barrière de ma peau chérie que j’aime. Plus jamais.

Mes décisions :

  • On est lundi et la boutique bio est fermée. Le marché n’aura lieu que vendredi, du coup, je me suis contentée de faire une liste de courses pour ma première étape. Produits frais, produits bio.
  • Je bois du thé vert et je mange de la salade, des légumes et du quinoa. Et je mâche (j’aime pas trop mâcher, parce que ça transforme les trucs en bouillie dans la bouche, mais bon…on a rien sans rien.)
  • J’entame ce journal.

Le programme commence par 1 semaine d’élimination avant de passer à la détox de 3 semaines. Je dois donc juste manger les aliments permis et pas les aliments autorisés.

 

 

Jour 2 : Stresssssssss

Chuis bronzéeJ’ai fait un énorme paquet de courses, et ça m’a pris 2h, avec supermarché + magasin bio (ou le mec était en train d’engueuler son employée parce qu’elle avait perdu une facture, il lui parlait horriblement mal, et dès qu’il se tournait vers moi, il faisait son sourire le plus mielleux « je suis à vous dans un instant ». Comme si je n’avais pas pu voir quel genre d’ordure il était. Les gens sont fous.).

La semaine élimination commence par manger les aliments autorisés et enlever les aliments pas autorisés. Donc aujourd’hui, j’ai mangé :

  • Petit dej : un jus de carotte + jus de pomme (j’avais plus rien d’autorisé à la maison avant de faire les courses).
  • Repas de midi : 1 cuillère de beurre d’amande (miam !). 2 portions de saumon sauvage + pâtes au sarrasin + asperges à la vapeur + sauce brocoli/tamari/sésame/huile d’olive. 1 compote de pomme.
  • Collation : quelques amandes et pruneaux.
  • Repas du soir : 1 courgette et demi rôtie à la poêle avec du tamari, pâtes au sarrasin (j’avais trop faim pour attendre 20mn de cuisson de quinoa), sauce chou-fleur/sésame/tamari/huile d’olive.

Je bois beaucoup d’eau.

Bilan santé : J’ai la patate. (Un peu trop même).

Bilan mental : Je suis stressée de ouf. Normal : sevrage du gluten, du sucre et du cérécof (nouvelle passion, j’en buvais 10 tasses par jour depuis 2 mois à bosser sur le PC). Mes mouvements sont désordonnés, je fais tout tomber par terre, j’arrive à me concentrer sur rien. Pendant la journée, tout me stressait : j’avais acheté 20000 trucs mais il manquait des choses pour les recettes du bouquin, j’avais un poulet entier que je devais cuire pendant 1h30, mais j’ai oublié de regarder l’heure à laquelle je l’ai mis, c’est une journée de congé (sensé être), mais je vais quand même regarder mes mails pros et le forum de ma formation, je regarde une vidéo débile, puis je joue 5 mn de guitare, puis je chatte en ligne avec un copain, puis j’essaie de suivre une formation à laquelle je comprends rien, puis je me lève, puis je me rasseois. GngnggnagnanannannggnanangajgjzgnQmqflqejQIeg. Stressée.

 

 

Jour 3 : Pizza avec Mélanchon. (Dans mes rêves)

J’ai décidé d’arrêter de prendre les anti-histaminiques, parce que ces médocs sont toxiques et que je veux voir la réelle évolution.

Je me suis réveillée une 1ère fois à 6h du matin, épuisée, je me suis rendormie et reréveillée à 11h du matin. Alors que je me suis couchée vers minuit…J’ai rêvé que je mangeais de la pizza avec Mélanchon, et je lui disais que c’était pas très alcalin. Non, l’actualité ne pollue pas du tout mes nuits.

Je suis encore un peu stressée, mais beaucoup moins qu’hier. Mes mouvements ne sont plus désordonnés. J’ai encore un peu de mal à me concentrer. En plus, il s’est mis à faire froid un truc de ouf, genre il a neigé. Ça m’a un peu fâchée : quoi où est le printemps, j’avais demandé le printemps.

Petit-dej : Smoothie sublime aux fruits rouges surgelés + beurre d’amande + sirop d’agave + noix de coco râpée + lait d’amande. En fait, ça a donné un sorbet. Mais il faisait un peu froid, du coup j’ai mis 1h à le manger. 1 petite pomme.

Midi : Poulet cuit dans un bouillon de poulet dégraissé + citron + tamari. Riz complet. Carottes et courgettes sautées dans de l’huile de coco + curcuma + curry.

Soir : Salade de lentilles vertes + concombre + carottes crues + ail + radis en tranches. Huile d’olive + vinaigre de cidre + tamari (j’en mets partout vous constaterez). Une grosse cuillère de beurre d’amande (miam), quelques amandes et pruneaux.

J’ai du mal à boire 1,5l d’eau, alors les 2l recommandés…J’espère qu’il va faire un peu plus chaud prochainement.

Bilan santé : Ça pique (dermographisme). Un peu fatiguée alors qu’il n’est que 23h et que je me suis réveillée à 11h…

Bilan mental : Sereine.

 

 

Jour 4 : Horrible et puis finalement ça va

 

Il s’est mis à faire un temps complètement pourri, genre hyper froid, du vent, et de la neige fondue, le combo-suicide gagnant. En plus de ça, j’ai commencé ce programme de détox en même temps que le lancement de ma formation, et ça me stresse. Et je me suis réveillée avec le corps entier qui brûlait et me piquait. J’ai donc pas résisté, et j’ai pris de nouveau un anti-histaminique.

Mais à côté de ça, je discute avec des gens, je joue de la guitare, je mange des trucs délicieux (les ingrédients autorisés de ce programme sont vraiment cools).

Petit-dej : Smoothie fruits rouges surgelés + grosses myrtilles bio + beurre d’amande + lait d’amande + mangue + Cardamome + gingembre (une pure merveille).

Midi : Une espèce de houmous/guacamole, un guacamous : avocat + huile d’olive + purée de sésame (ma nouvelle passion) + cumin + citron, avec des bâtonnets de céleri et carottes, et une portion de saumon grillé avec des jeunes pousses d’épinard.

Collation : Une grosse cuillère de purée de sésame + grosse cuillère de purée d’amande + un peu de sirop d’agave = oh my god. + quelques amandes + 3 pruneaux (je revenais du dehors et mon corps appelait au chauffage et à la purée de sésame) + une petite pomme.

Soir : Soupe Chou chinois + carottes + champignons + céleri + pâtes au sarrasin + citron + tamari.

Bilan santé et mental : stressée, fatiguée, dermographisme à donf en première partie de journée et détente, lucidité, clairvoyance, concentration et paix en fin de journée. Les gens du magasin bio sont d’horribles êtres humains. C’est tout à fait le genre de famille qui fera les gros titres de journaux un jour : Un père de famille assassine sa femme et ses enfants, et met fin à ses jours, après avoir brûlé sa réserve de kamut bio.

 

 

Jour 5 : Trop de nouveauté : j’analyse et je ris

 

Je commence à y voir un peu plus clair. En fait, je me rends compte que le stress n’était pas vraiment du au changement d’alimentation (j’ai déjà eu des changements radicaux, et ça peut me donner faim, ou me faire sentir vide, mais pas stressée), mais à la gestion de 3000 trucs nouveaux en même temps.

En fait, je me sentais insécurisée. Les recettes de ce bouquin apportent beaucoup de stress : habituellement, on introduit un nouvel ingrédient dans son alimentation peut-être 2 fois par an ? Et là, d’un seul coup, 15 nouveaux ingrédients que je n’ai pas l’habitude de manger. Habituellement, on apprend une nouvelle recette de cuisine tous les combien…Pour moi peut-être 2 ou 3 fois par an ? Et là 30 recettes à lire, mes mouvements sont désordonnés, parce que je dois manipuler des ingrédients et faire des recettes que je n’ai pas l’habitude de faire. Je fais normalement la cuisine très rapidement, avec des mouvements fluides, tout simplement parce que je les connais.

Ensuite, il y a la gestion des courses : franchement, c’était pas une partie de plaisir. Il faut acheter 3000 trucs, et il t’en manque toujours un.

 

Je crois que je vais faire un article complet sur les commerçants de ma ville, c’est assez drôle. Ou pas en fait.

Et pour finir, je dois gérer une formation avec 85 personnes (bon ça va, ils me sollicitent pas tous), et j’adore ça, mais gérer ça + le programme clean, c’est plus un défi, c’est une lutte de chaque instant.

Heureusement y a la purée d’amandes et la purée de sésame, et je chante avec ma guitare pendant les pauses.

Petit-dej : Smoothie Fruits rouges + grosses myrtilles bio + demi-mangue + un feuille de chou chinois (c’était pas génial comme idée) + beurre d’amande + lait d’amande + gingembre + cardamome. J’ai oublié le sirop d’agave et j’avais pas râpé le gingembre, donc il était un peu foiré.

Midi : Deux blancs de poulet cuits dans du bouillon de poulet + tamari. Chou chinois + carottes + champignons sautés avec du tamari. Quinoa. Une énorme cuillère de purée d’amande, une petite cuillère de purée de sésame + sirop d’agave = dessert hallucinogène.

Soir : Saumon + asperge + champignons cuits dans du lait de coco maison, avec du curcuma et du curry. Houmous maison (purée de sésame + pois chiches + citron + paprika + huile d’olive + cumin), une merveille, avec des bâtonnets de concombre et des radis. Petite cuillère de purée d’amande + petite cuillère de purée de sésame + sirop d’agave + 3 pruneaux.

Bilan santé : la patate. Je me suis réveillée après avoir dormi 7h, hyper reposée, et je suis même pas fatiguée à 23h. Dermographisme béton. J’espère qu’Alejandro va pas me décevoir et que mes cellules vont me réparer ce truc. Paraît-il qu’on voit les effets à la 3ème semaine (je précise que je ne suis pas encore à la 1ère, puisque je suis en période d’élimination).

Bilan moral : Un peu stressée, mais depuis que j’ai réalisé que c’était à cause de toutes ces recettes, ces ingrédients nouveaux et la gestion des courses compliquées, et, et, et, ça m’a plutôt fait rire, et je suis en observation de moi-même, j’ai pas de souffrance à vivre ça. J’ai l’impression de faire une expérience scientifique.

 

 

Jour 6 : Blender surprise et purée d’amandes en intraveineuse

 

Aujourd’hui, je me suis réveillée plutôt zen, un peu fatiguée, mais du genre de fatigue qu’on a quand on a juste envie de traîner un peu au lit. Ce que je ne me suis pas gênée de faire.

Et miracle, je me suis rendue compte une fois levée, qu’il faisait beau ! Et chaud, carrément. Du coup, je suis allée à pied au magasin de jardinerie (c’est à 40mn à pied à travers les bois zé les champs), pour m’acheter des plantes aromatiques. Oui, il me manquait encore des trucs pour les recettes, c’est pas donné de faire ce programme je te le dis.

Donc, je me suis achetée un gros pot de basilic aux feuilles géantes, un petit pot de menthe, un petit pot de romarin et un énorme pot de 3 plantes : persil plat, coriandre et ciboulette tous mélangés comme des amis plantes.

Et je suis revenue à travers champs avec mon gros sac sous le bras. J’ai croisé des gens qui s’arrêtaient en voiture pour visiter la centrale électrique. Le mec disait : « Tu vois, là, ils font ça… » et la nana répondait « ah oui… ». Quand t’as fini de visiter le musée de la tapisserie, la tour de l’horloge et que t’as fait 3 fois le tour de la ville en 15 minutes, bah tu trouves d’autres choses à faire. Je t’avais dit que 15 jours à Aubusson ça faisait trop chéri.

Ensuite, je suis allée au magasin bio, parce que j’ai tombé le pot de purée d’amandes (ainsi que vous l’avez constaté) et que j’avais plus de citrons non plus. Et cette fois-ci, ils étaient plutôt calmes, y avait que la fille et le père. Bon ça reste un gros nul qui s’énerve sur sa fille parce qu’elle trouve pas le rouleau de papiers pour les tickets de caisse assez vite, mais au moins ils couraient pas dans tous les sens comme des barjos. Et il m’a même souhaité un bon week-end à la fin (il doit penser que je suis leur nouvelle super cliente, ce qui n’est pas faux dans un sens).

Le nouveau postier, qui est arrivé exactement au même moment que j’ai commencé à commander mes trucs pour le programme, c’est à dire lundi, doit lui aussi se demander si c’est pas mon anniversaire, vu qu’il sonne tous les jours pour des colis.

Ha, et aussi, j’ai voulu commander un mixeur sur un petit site d’électroménager, je me suis dit, allez ça suffit Ebay et Amazon, donne leur chance aux petits commerçants. Surtout qu’ils promettaient l’envoi en 48h et c’était un super mixeur pas cher. Je le reçois ce matin (donc 168h après ma commande), ah non, perdu, je le reçois pas. Le paquet contient un blender à smoothie minuscule : ils se sont trompés de produit. Je les ai contacté, ils ne m’ont pas répondu. J’ai commandé un nouveau mixeur sur Ebay.

 

Petit-dej : Smoothie (pas avec le blender à smoothie, mais avec le hachoir électrique) fruits rouges + ananas + coco + lait d’amande + purée d’amande + gingembre que j’ai essayé de hacher à la main parce que j’ai pas de râpe en fait. Dans le presse-ail ça marche pas du tout, et râper avec une passoire est vide de sens (mais j’ai quand même essayé). Commander une râpe sur ebay me déprime d’avance (j’ai fait une mini overdose d’achats là).

Midi : Houmous (même qu’hier) + riz complet + bouillon de légumes avec chou chinois + carottes + céleri. 3 pruneaux.

Collation (après avoir marché 2h30) : grosse cuillère de purée d’amande + grosse cuillère de purée de sésame + sirop d’agave.

Soir : Cuisse de poulet grillée dans de l’huile de coco + Pâtes au sarrasin + pesto maison fait avec le basilic géant + pignons de pin + ail + huile d’olive. Salade avec 1 concombre, 5 radis, 1 demi-oignon rouge, huile d’olive et vinaigre de cidre. Grosse cuillère de purée d’amande + petite cuillère de purée de sésame + sirop d’agave. (Mon dessert pour toujours).

Bilan santé : En forme, bonne mine, moins ballonnée. Je prends toujours les anti-histaminiques, car en fait tout ce que je mange est bourré d’histamine. Mais selon Alejandro, le corps doit d’abord éliminer toutes les toxines qui l’empêchent de travailler à résister contre les agressions (ici l’histamine). On verra bien.

Bilan mental : tranquille. mieux concentrée. J’ai compris qu’il ne fallait vraiment plus que j’essaie de cuisiner vite. Avant je préparais automatiquement les trucs froids (genre salade), pendant que les autres trucs cuisaient. Comme je connaissais bien les produits, les recettes, et l’endroit où je rangeais les ingrédients, je pouvais préparer n’importe quoi en même temps que la cuisson. Pas là. Du coup, je fais d’abord les trucs qui se cuisent pas, et après seulement, je réfléchis tranquillement à dans quel ordre optimal cuire les trucs pour pas qu’il y en ait la moitié de crâmé. Je dis trucs parce qu’il y en a trop là. Mon garde-manger ressemble à celui d’une bobo parisienne hyper riche.

 

 

Jour 7

J’ai passé 12h à rédiger un nouvel article pour mon blog pro aujourd’hui, alors vous aurez 2 journées d’un coup demain !

Suite : Bah du coup, je rédige le lendemain et je ne me rappelle plus de rien.

Si, il a plu je crois. 😀

Ah, j’ai passé 12h à rédiger mon article (comme d’hab, je rédige 1 gros article par mois), et j’étais bien concentrée, pas fatiguée, j’ai très bien dormi.

J’ai mangé du quinoa, mais j’arrive plus trop à me rappeler du reste. Y avait du poulet aussi. Bref, rien de très nouveau, même smoothie, même passion pour la purée d’amandes.

 

 

Jour 8 : On m’offre un pneu. J’en déduis qu’en plus de la fête du travail, c’est la fête du slip.

 

Je me suis réveillée ce matin, en me disant : bon, va falloir aller chercher les colis au point relais, acheter les 2, 3 trucs qui manquent pour commencer la détox demain.

Heureusement, je n’ai pas eu à sortir dans le froid et la pluie pour me rendre compte que c’était le 1er mai : une femme a sonné pour me vendre du muguet. Ah oui, c’est vrai.

D’ailleurs, en passant, la pauvre avait l’air vraiment démunie, et j’ai jamais de monnaie, je fais tout par carte. En plus, je lui ai ouvert, je croyais que c’était le facteur, donc j’ouvre, je suis surprise de la voir, puis un énorme truc me tombe sur les pieds : quelqu’un avait pris ma porte d’entrée pour une décharge à pneus et a donc déposé un énorme pneu contre ma porte, qui m’est tombé sur les pieds en ouvrant. Donc je la regarde surprise, puis je sursaute en regardant le pneu. La 1ère chose qui m’est venu à l’esprit, c’est : elle veut me vendre un pneu. J’avais même pas vu le muguet. Je lui demande : euh, c’est quoi ça ? Elle me dit « ah je sais pas » et me montre son muguet, en commençant à s’enfuir, je devais avoir l’air chelou. Peut-être un peu énervée.

Faut dire que j’ai rêvé que je cassais tous les objets chez ma mère, parce qu’elle avait jeté mes affaires (elle l’a fait plusieurs fois en vrai), et je me suis réveillée en colère.

Après, le pneu, ensuite, y a un développeur qui devait travailler à résoudre un bug sur mon site depuis 1 semaine. Ça devait prendre 3 jours, et au bout de 3 jours, il me dit : « SVP, donnez-moi encore un peu de temps ». Je pensais que le problème était pénible à régler et je dis ok. Ce matin, je lui envoie un message : « Ça en est où ? » Il me répond : « Je vous ai dit de me donner du temps. J’ai le mariage de ma soeur qui me stresse ». Heu…Ensuite, j’ai découvert que le site où j’ai commandé mon mixer était une arnaque et que de nombreuses personnes se sont faites avoir : mauvais colis ou jamais livrés et personne ne répond jamais à la réclamation. Youpi. Bref, j’étais un peu vénère jusqu’à 14h.

L’après-midi, j’ai bossé, j’ai joué de la guitare, j’ai commencé à réfléchir à un nouveau projet.

Petit-dej : Smoothie habituel !

Midi : 2 ailes de poulet réchauffées dans de l’huile de coco avec chou chinois + courgette + champignons sautés à la poêle avec du curcuma, du curry et du cumin. 1 grosse cuillère de purée d’amandes + 1 petite cuillère de purée de sésame + sirop d’agave (ça a commencé à me lasser un peu !)

Collation : quelques amandes + 3 pruneaux

Soir : Salade de riz complet + concombre + radis + 1/2 oignon rouge + ciboulette fraîche + tamari + vinaigre de cidre + huile d’olive (très bon). Quelques amandes + une petite poignée de raisins de corinthe.

Bilan santé : J’ai grossi, j’ai des cernes. Je pense que c’est du au fait que même si je mange les aliments autorisés, j’en mange trop. Surtout la purée d’amande, mais heureusement j’en ai eu marre. Aussi, je passe beaucoup de temps sur mon PC, parce que j’aime bien ça, je suis vraiment passionnée par ce que je fais. Du coup, je pense que je vais reprendre un petit rythme où je bosse moins, je vais me donner des horaires de travail, et où je fais 1/2h de sport le matin, et j’ai vraiment hâte qu’il se remette à faire beau pour aller plus marcher. Je ne peux pas commencer la détox demain, étant donné qu’il me manque des trucs, probiotiques, antimicrobiens, et osmoseur pour l’eau pure (Alejandro dit que c’est hyper important).

Bilan mental : Ça va. Je vois clair dans ce que je fais, et j’arrive à rester à l’écoute de moi, même si je suis concentrée sur des choses. Certainement parce que je fais ce que j’aime.

 

 

Jour 9 : Tvtekshop et Mary Biopins

J’ai reçu le reste de mes colis (sauf le mixer, mais je ferai mes repas liquides pendant 3 jours avec le hachoir, ça va être folklo). Donc c’est bon je commence demain.
J’ai reçu le bon de retour pour le mauvais mixer, et ce qui est très drôle, c’est le mail qui l’accompagnait : « Vous avez 7 jours après le jour de livraison pour renvoyer votre colis » HA. HA. Le site d’arnaque total. J’ai pris en photo le mixer comme preuve que je ne l’ai même pas déballé, et si je ne reçois pas de remboursement, je vais porter plainte contre ces oufs. Ils doivent miser sur le fait que les gens vont pas se prendre la tête pour 70€, ben moi j’ai envie de leur prendre la tête. Le mec m’écrit : « Nous nous réservons le droit, en cas de rupture de stock, de vous envoyer un produit similaire. » Les barjos quoi.

J’ai ouvert à la postière, enroulée d’une serviette de bain, et la brosse à dents dans la bouche, et j’ai rigolé « désolée ! ». Elle m’a regardé d’un air réprobateur. La prochaine fois je lui ouvre à poil.

Au magasin bio, y avait que la femme et une nouvelle employée gentille. L’atmosphère sans le méchant monsieur est plus cool.

Y a un truc que je trouve hyper bizarre : ils ont vraiment énormément de produits, alors que le magasin est tout petit. Je lui demande : « Vous avez de la dulse ? » J’étais quasi certaine qu’ils en auraient pas. Elle me répond : « De la fraîche ou de la séchée ? » Ensuite, y a une femme qui demande : « Vous avez de la semoule de millet ? » (Je ne savais même pas que ça existait), la femme répond : « Oui, sous les sachets de crème patissière. » Ils ont TOUT. Je veux dire, le bouquin d’Alejandro, c’est un vrai défi à la consommation, chaque recette c’est un peu comme si il te disait : « haha, cet ingrédient-là, jamais tu le trouveras dans ton bled paumé ! » Bah si. Au magasin bio, ils sont pas très gentils mais ils ont du « choux Lacinato » et des « citrons lime » et des « crozets au sarrasin » et des « pignons de cèdres ». C’est dingue. Ils auraient du l’appeler « Le sac de Mary Biopins ». Oui bah « Ethi’quête », c’est pas le meilleur jeu de mot du monde non plus.

Une cliente de ma formation m’a écrit : « Je voulais aussi te dire que j’appréciais beaucoup ton site et ta démarche car au-delà de ton talent rédactionnel et de ton grand humour, on perçoit très vite ta profondeur. J’intuite que ta vie ne fut pas marrante tous les jours et que tu as tiré de ton expérience une vraie force spirituelle. » Ça m’a vraiment bouleversée. Je pensais non seulement pas qu’on pouvait penser ça à propos de mon blog pro (je le voulais à la fois léger et très carré), et à la fois, elle m’a donné une image de moi que j’aime beaucoup. J’ai pleuré un peu.

Ah oui, j’ai reçu et installé mon osmoseur (avec succès et sans aucun problème, car j’ai trouvé précisément un obscur mec qui faisait un tutoriel parfait sur Youtube, ce qui est presque aussi dingue que la quantité de produit au magasin bio, étant donné que le modèle d’osmoseur est assez rare, avec un mode d’emploi pour techniciens des années 80).

Donc l’osmoseur, c’est le truc que tu branches à ton robinet, y a une molette avec 2 positions, une « osmoseur » et une « robinet normal ». Je l’installe, tout va bien. Je fais couler ma première eau pure (ça met 10mn à remplir 2 litres), et je la bois et je la recrache : « Ouaakkkk, c’est quoi ce goût infâme ? » Je panique parce que je crains de m’être faite encore avoir par un site d’arnaqueurs qui m’auraient vendu un osmoseur rempli de sciure de bois. Le goût, c’est un mélange de plastoque qui pue (mais vraiment), comme si on avait fait trempé un siège de voiture neuf dedans, tu vois ?

Heureusement, j’ai l’intuition (l’illumination) de lire ce qu’il y a d’écrit sur l’osmoseur. Et il y a écrit en tout petit « flush 4 gallons before using ». 4 gallons ça fait 15 litres. Le mode d’emploi le dit pas, le mec de la vidéo le dit pas, t’es censé savoir qu’il faut faire couler 15 litres avant d’utiliser un osmoseur, de nature, genre né avec le mode d’emploi de l’osmoseur encodé dans l’ADN.

J’ai donc fait couler 15 litres, sans omettre bien-entendu d’en répandre 2 ou 3 sur le sol, car j’ai mis une carafe dessous, et pendant les 10mn que ça mettait à la remplir, je me mettais à écrire un mail, et puis je soudain je me rappelais, ah mince, le sol de la cuisine était recouvert d’eau. Alors je nettoyais, puis j’allais faire « 5 minutes » de guitare, et emportée par ma fougue musicale, je me rappelais de l’osmoseur au bout de 20 min. Gnaaaa. Bref, le sol de ma cuisine est très pur.

Et j’ai fini par goûter la bonne eau bien pur, bien flushée : super, hyper bonne, non mais vraiment. Hydropure CP-35. Goût de rivière himalayenne à la fonte des neiges.

Petit-dej : Smoothie que tu connais bien.

Midi : Petite salade de quinoa + 1/2 avocat + 1/2 oignon rouge + 3 radis + 1 carotte râpée (j’ai acheté une petite râpe tout mimi)+ tamari + vinaigre de cidre + huile d’olive. Bouillon de légumes carotte + chou chinois + céléri + tamari + citron (j’ai mis trop de citron c’était pas super).

Collation : oui, bon, j’aime de nouveau la purée d’amandes et la purée de sésame avec du sirop d’agave. Je vais plus pouvoir faire ce combo magique pendant 3 semaines ! Ce sera plutôt des smoothies verts un peu dégueux, genre bette à carde + lait d’amande = bweyk (bruit du petit vomi). Poignée de raisins de Corinthe. (À chaque fois que je vois où entend l’expression « raisins de Corinthe », ça me fait penser à une scène de théâtre que j’ai du jouer dans laquelle je faisais Médée s’adressant à la foule en criant : « Femmes de Corinthe ! » et une fois, j’avais fait la parodie pour faire rigoler mes collègues en criant « Raisins de Corinthe ! » Mais ça n’avait pas eu le succès escompté).

Dîner : Cocotte minute de lentille + carottes + courgette + chou fleur + brocoli + ail frais (strop bon l’ail frais de printemps) + petit oignon + romarin frais (j’ai du romarin frais en pot, ce qui est fou pour moi).

Bilan santé : En fait j’ai halluciné, j’ai pas du tout de cernes. C’était la mauvaise lumière de ma salle de bain je pense. J’ai regardé dans le miroir de ma chambre et rien. Je suis ballonnée. Faudrait que je me lève et couche plus tôt, mais j’ai un peu la flemme de me lever tôt et de faire du sport. Je sais très bien pourquoi : quand on perd l’habitude d’en faire, on aime plus ça et quand on reprend, on arrive plus à pas en faire. Ce qui pose la question : comment ai-je pu m’arrêter ? Je ne me rappelle plus. Je crois que c’était mes 2 semaines de boulot ultra intensif.

Bilan mental : Franchement la patate. Sereine et tout. Même si révoltée contre Tvtekshop : Tvtekshop c’est le mal. Je fais plein de rêves qui me racontent des trucs de mon passé, ce qui est positif.

À demain pour les smoothies dégueus et le vrai défi qui commence !

 

 

Jour 10 : ♫ Mon beau mixer roi des smoothies verts pas bons.♫♫

Ce matin, surprise : mon mixer est arrivé ! (Plus vite que prévu, en vertu des mondes symétriques dans l’univers des Mixers). Trop contente : il est énorme, et j’ai pu me préparer immédiatement, un délicieux smoothie. Je blague, c’était pas très bon.

Un gros marketeur célèbre est venu personnellement me casser sur son forum perso à 9000 membres. Habituellement, il ne poste jamais sur les fils des nouveaux inscrits, ce qui m’a fait comprendre que mon produit était vraiment bon : il a peur que je lui pique ses clients ! (On offre à peu près le même produit, sauf que le mien est mieux, et honnête, alors qu’il est un vendeur de rêves.)

Du coup, j’ai posté sur mon Facebook pro notre conversation, et nous avons bien ri avec tout ceux qui pensent que c’est un arnaqueur (moi je le savais même pas avant de m’inscrire sur son forum, je l’ai fait pour avoir plus de trafic sur mon site et des liens en signature des posts).

Je suis assez surprise de bien gérer les 2 repas liquides. Bon, va pas falloir que je me couche trop tard, parce que je sens que dans 2h, je vais me mettre à bien gargouiller.

Petit dej : Un smoothie « vert » (vert pâle en fait, couleur moisi). 2 feuilles de chou vert + 1/4 de mangue + 1/4 d’avocat + 300 ml de lait d’amande + 175ml d’eau de coco. Je mixe le tout pendant 3mn jusqu’à ce que ça prenne la consistance et la couleur de l’écume qu’on voit flotter au bord des fleuves. Les quantités sont pour 2 personnes, je me fais donc une joie d’en réserver la moitié pour le dîner. Goût : chou et amande sans surprise. Smoothie un peu triste. Un peu pas bon. Un peu j’en ferai un autre demain.

2 probiotiques et 7,5ml de floradix (une boisson aux plantes pour les vitamines, pas du tout obligée dans le programme clean, mais je l’ai acheté depuis longtemps et du coup, je me suis dit que j’allais le prendre maintenant).

Midi : Là, c’était super délicieux. Le meilleur taboulé du monde (je vous donne la recette parce qu’il FAUT que vous goûtiez cette merveille) : 250ml de quinoa cuit (1 cup en american language), une cuillère à soupe de raisins de Corinthe (:p), 2 cuillères à soupe d’huile d’olive, 1 cuillère à café de sirop d’agave, 1 càc de cumin, 1 càs de jus de citron, sel. Ensuite, dans le mixer : 1 poignée de menthe fraîche, 1 poignée de persil frais (je me la pète parce que j’ai des herbes fraîches), 1 petite carotte, 1 échalotte, 1 càs d’amandes. On mixe et on mélange le tout. Miaaaaam.

Accompagné de houmous, et d’une salade bizarre au chou + radis + pignons de pin + huile d’olive + citron + sel.

Dîner : L’autre moitié du smoothie.

(vous sentez la tristesse de cette dernière phrase ?)

J’ai oublié de prendre les enzymes digestifs, et il faut le faire avant de manger, tant pis, demain. Et j’ai pas encore reçu les anti-microbiens.

Bilan santé : La patate. Mais j’ai froid, j’en peux plus de ce temps pourri !

Bilan mental : Ràs j’ai envie de dire. Plutôt joyeuse.

 

 

Jour 11: 50 personnes mystérieuses entrent chez moi. Yaourt surprise

 

J’attendais un coup de fil important ce matin, alors j’ai mis le réveil, et mon corps était pas du tout prêt à se lever. Du tout. Surtout après le dîner liquide, j’étais toute faible.

Du coup, j’ai passé la journée dans un état semi-gazeux, dans lequel je suis encore actuellement.

Pfff que raconter…

J’ai travaillé.

Il a fait un peu beau à la fin de la journée, j’ai pu lire Le Personal MBA sur le balcon.

Ah oui, intéressant : y a entre 40 et 50 personnes qui lisent depuis Facebook chaque jour mon journal Clean. Qui êtes-vous ? Quel mystère. Quel que soit le cas, sachez que c’est à vous que j’écris. Chaque jour, vous m’attendez : et je vous en sait gré. Car c’est cela qui me donne un point de repère, une stabilité dans ce processus. Merci 50 mystérieux vous.

Petit-dej : Smoothie mangue + ananas + lait de coco + sirop d’agave + un peu d’eau (Alejandro voulait que je mette des glaçons, mais j’habite pas à Sans Francisco moi pépé, chez moi il fait 15°). Je m’attendais au truc méga bon, et en fait, c’était moyen. C’était ça va. Et surtout, c’était pas très nourrissant. J’ai speedé pour le faire avant qu’on m’appelle, du coup j’ai oublié les enzymes digestifs.

 

Midi : Je mourais de faim (lapsus j’avais écrit « de fin »), et je me suis fait la même chose qu’hier. C’était toujours aussi incroyablement délicieux. Mais faut pas faire la même chose tous les jours il a dit Alejandro. Je fais tout ce qu’il dit.

Soir : Je voulais boire l’autre moitié du smoothie du matin que j’avais mis au frais. Mais malheureusement, l’ananas a ce pouvoir que j’ignorais, de faire tourner le lait de coco en une sorte de yaourt goût bile. Mmm. Tu l’as eu l’image gustative ? J’ai tout jeté dans l’évier, et j’ai fait à la place une soupe froide verte courgette crue + Céleri + basilic + huile d’olive + oignon doux + eau pure. C’était la soupe la plus triste que j’ai jamais mangé de toute ma vie. Mangeable, mais fadasse. C’est ça la tristesse : quand tu peux même t’exclamer : hahhhhaaaa immonde !!! Tu dois te dire : « oh. ça va. » et tu manges, comme un condamné à la fadeur éternelle.

Bilan santé : crevée, ballonnée (Alejandro, t’as intérêt à me faire dégonfler ce ventre, sinon je publie la photo dans les commentaires Amazon avec écrit au marqueur dessus : Not pregnant. Clean Program.). Vais aller me coucher super tôt. Oh. oui. Mon lit. mmm.

Bilan mental : Joyeuse. Rien n’entame ma joie de vivre. T’as compris Alejandro ?

Plus trop de stress. Je gère mon osmoseur et mes 1001 ingrédients.

Les gens de ma formation sont incroyablement gentils, les gens avec qui j’entame des partenariats aussi (des crèmes de gens vraiment).

Et le gros marketeur a été ri par ma communauté solidaire. On a démantelé une sorte de secte de marketing, des types qui se sont rencontré dans des coachings de séduction, et qui ont un réseau très bien organisé. C’est fou. On pourrait se dire : le marketing, quel monde de brutes. Mais en fait, tout le monde vend des trucs, tout le temps. Ses compétences ou ses produits. Y a autant de marketeurs que de gens. Et ceux qui disent « je déteste me vendre », se vendent quand-même : le moindre entretien d’embauche, c’est de la vente. L’oiseau qui montre ses grosses plumes colorées, il se vend. Eh oui. Bonne nuit.

 

 

Jour 12 : J’ai faim

Hahahahahahaah j’ai faaaaaaaaaiiiim.

C’est hyper dur là ! Mon estomac se révolte totalement : « Où qu’elles sont les pâtes au thon ? Je veux mon gratin de pommes de terre ! » C’est duuuuuhuhuhur.

Mais bon, il a fait beau et même un peu chaud : ballade dans la nature et posage dans l’herbe avec un gros bouquin et un thé vert. Je pouvais entendre mon estomac réagir : « Oui, elle ouvre la bouche, elle a compris, elle va enfin nous donner du….thé vert ???? »

no please

J’ai reçu une boîte de chardon-marie, qui a mis tellement de temps à être livrée que je ne me rappelais même plus l’avoir commandée. C’est bon pour le foie. (En même temps, là, mon foie il souffre pas, il a quasi rien à digérer).

Petit-dej : J’ai lancé dans mon mixer préféré un smoothie myrtilles bio + lait d’amande + beurre d’amande (normalement faut mettre du cacao pur pour le magnésium, mais j’ai oublié d’en acheter, du coup, les amandes c’est plein de magnésium alors voilà) + sirop d’agave + eau.

Alors.

Le goût était très bon.

Mais.

Au bout de même pas 5 minutes, la mixture s’était solidifiée en une espèce de flan mauve pâle, et j’ai fait la même tête que toi qui lit ceci. Hûûûû. J’ai essayé de goûter cette crème (j’avais pas mangé depuis plus de 14h et les myrtilles m’ont coûté 4€25 la boîte…), j’ai mangé genre 2 cuillères (ben oui ça se buvait plus), mais ça m’a trop ecoeurée. J’ai du le vague à l’âme jeter la moitié de mon smoothie. Et mourir de faim jusqu’à midi. Deux probiotiques, du floradix, et des enzymes digestifs (qui n’ont pas eu grand chose à digérer du coup).

Midi : Une tranche de saumon grillé + brocolis revenus dans l’huile d’olive et ail frais + quinoa. Très bon. Mais, malgré que j’avais augmenté la dose de brocoli et quinoa, c’était vraiment pas assez.

Collation 1 : Une petite poignée d’amandes.

Collation 2 : Une petite poignée d’amandes.

Soir : J’ai voulu essayer une autre façon de faire la soupe d’hier. Avocat (oui y avait de l’avocat hier aussi, j’avais oublié de le dire) + courgette + céleri + huile d’olive, et cette fois-ci, au lieu de mettre du basilic et du sel, j’ai mis du tamari et de la dulse. Et bien, ce n’était pas délicieux du tout. Mangeable (de toute façon j’avais trop faim), mais je ne reproduirai pas l’expérience. Floradix + chardon-marie.

Bilan santé : Mon ventre dégonfle (en même temps, le procédé d’affamage fait forcément réduire le bidon), et je me sens assez faible. Reposée, j’ai dormi suffisamment.

Bilan mental : Je ressens des remontées de désespoir venant de mon enfance. Des trucs liés à ma nourrice qui me forçait à avaler des trucs immondes, comme du chou-fleur à la béchamel (hhhheuuuurk), et tout le contexte affectif qui entourait mes deux années passées chez elle (un calvaire : si je pouvais me souvenir du nom de cette femme, elle serait en prison aujourd’hui. Véridique.)

Et en même temps, joyeuse. Sereine.

Mais bordel, qu’est-ce que j’ai faim.

 

 

Jour 13 : Enceinte d’un gros quinoa.

 

Bon aujourd’hui, j’ai un peu inventé mon programme détox, parce que je veux bien avoir faim, mais pas non plus mourir de faim comme hier (c’était infâme et j’ai même pas pu m’endormir tellement j’avais faim. Je suis tombée d’épuisement à 2h du matin.

J’ai reçu mes antimicrobiens à l’ail, et en écrivant ça je me rends compte que j’ai oublié de les prendre. Heureusement que le programme clean rend pas enceinte, parce que j’ai oublié 1000 fois ma pilule là (quoique vu mon bide, on pourrait se demander).

La postière baisse les yeux maintenant à chaque fois qu’elle me livre. Elle a trop peur que je sois une folledingue qui aime recevoir les vieilles dames en petite tenue. 😀

J’ai encore nettoyé le sol de ma cuisine à l’eau purifiée, parce qu’encore une fois j’ai joué de la guitare en oubliant l’osmoseur. Va falloir que j’arrête de jouer de la guitare pendant que la carafe se remplit, à tout jamais.

Ah, et j’avais complètement oublié de dire que dans ce programme, il faut boire 2 cuillères à soupe d’huile d’olive avant de dormir. J’avais oublié de le faire, faut dire. Mais hier soir je l’ai fait. La faim me tenaillait et je réfléchissais à ce que je pourrais ingurgiter, quand j’ai pensé à l’huile d’olive ! Oups ! Ben, sans surprise, c’est pas génial. Je me rappelle d’un ami qui était parti en Afghanistan et qui devait boire tous les matins un verre d’huile d’olive et manger un pain de sucre (le petit-dej des invités de marque). Maintenant je comprends sa souffrance. 2 cuillère, ça passe, mais un verre, euuuur.

 

Petit-dej : Framboises surgelées + beurre d’amande + eau de coco + lait d’amande + cardamome + gingembre = ouf, c’était bon et nourrissant. Et ça sortait pas trop du programme non plus.

Midi : Même qu’hier, sauf que cette fois, au lieu de faire un peu de quinoa, j’ai fait masse de taboulé de quinoa. C’était hyper bon et nourrissant. Mais mon ventre a surgonflé. Je crois que mon ventre n’apprécie pas trop le quinoa. J’essaierai plutôt le riz complet demain.

Collation : grosse poignée d’amandes

Soir : Gaspacho de concombre + citron + pignons de pin + menthe + huile d’olive (recette officielle de mister Junger). Ça va. C’est meilleur avec du vinaigre de cidre que du citron je pense. Un autre jour je ferai ça.

Bilan santé : J’ai une pas belle peau, mais Alejandro dit qu’au début c’est normal vu qu’on expulse les toxines. Je suis hyper ballonnée de la mort en mode gestation d’une énorme pousse de quinoa. Je pense que ça doit être ça ? Ou alors, c’est les framboises. Je sais pahahaahaha. J’espère vraiment que la détox va me virer ces allergies. Parce que le ballonnement, je sais pas si vous savez, mais ce sont mes intestins, non pas qui se remplissent de prouts comme on pourrait le supposer, mais qui doublent de volume sous l’effet de l’histamine ou autre machins irritants. Les malades chroniques appellent ça « le syndrôme du colon irritable ». C’est pas youpi. Je songe à aller faire une hydrothérapie du colon, mais faut aller sur Limoges…Je le ferai peut-être à la fin du programme (remarque comme je suis devenue la pire sédentaire de ouf : je ne voyage plus, même pas à Limoges !).

Bilan mental : Un peu angoissée, et en même temps sereine. Le rapport que j’entretiens avec la nourriture est issu de mes premiers mois, c’est certain. Privation du sein à 3 mois, c’est sûrement ce qui remonte à cette privation de nourriture : ça déclenche de l’angoisse et me fait penser « peur du vide ». Je sens des sentiments d’abandon. C’est bien, ce programme me fait vider à la fois les toxines et les vieux traumatismes. 🙂

 

 

Jour 14 : ♫ Et voici la vie, la viiiie. ♫

 

Je sens que mon corps est en train de travailler énormément. Je me suis réveillée tôt, après avoir dormi 8h, et j’ai bu le smoothie traditionnel, quand j’ai senti un énorme coup de barre et comme du feu dans tout le corps. C’était bizarre, mais j’ai eu l’impression que chacune de mes cellules dépensaient des calories…J’ai voulu m’allonger un instant, juste pour fermer un peu les yeux, et je me suis rendormie jusqu’à midi ! Ensuite, je me suis mise à pleurer comme une madeleine et à vider de très gros trucs bien enracinés.

J’ai ensuite travaillé avec une grande efficacité : hyper concentrée, j’ai pu faire le travail en 4h que je n’arrivais pas à vraiment finir depuis le début de la semaine, j’ai pris des décisions que je ne parvenais pas à prendre, sortant complètement du cercle vicieux du petit vélo qui tourne indéfiniment (oui mais si je fais ça alors ça fait ça alors que je si je fais ça ah mais non je dois faire ça alors que si je fais ça…).

J’ai découvert aujourd’hui qu’il valait mieux travailler debout pour le poids sur les lombaires, et après m’être renseignée à droite à gauche, j’ai acheté un bureau stand-sit, qui permet de travailler debout. Paraît-il qu’au début c’est difficile, mais qu’on s’habitue. De toutes façons, je vais m’écouter et pas rester debout plus longtemps que je n’en suis capable, mais je sens que ça va me faire le plus grand bien : rester assise me ballonne, me défonce le dos, me fait prendre du poids et me fait perdre de l’énergie. En plus, ça me permettra de ne plus manger devant le pc, et d’aller prendre de vraies pauses dans une autre pièce (j’ai de plus en plus tendance à prendre des pauses en regardant un autre truc sur le pc…).

Petit-dej : Smoothie Ananas + purée d’amande + fruits rouges + eau de coco + coco râpée. Je l’ai inventé, mais ça conserve la dose, les ingrédients autorisés, les ingrédients des smoothies, alors hein bon.

Midi : Poulet au vinaigre balsamique + ail + romarin avec du riz complet + échalottes + graines de tournesol activées (trempées dans l’eau pendant 40mn au lieu de 2h, pour activer les enzymes, mais j’ai pas eu le temps de les tremper 2h) + coriandre + menthe.

Collation : Une grosse poignée d’amandes

Soir : J’ai amélioré la soupe triste et cette fois c’était bon ! Courgette + céleri + jus de carotte + purée de sésame (au lieu d’huile d’olive) + paprika + ail + oignon doux.

 

Bilan santé : Encore fatiguée, je sens littéralement mon corps turbiner. C’est très très étrange comme sensation. Je vois presque les petits bonhommes du dessin animé la vie qui fabriquent des murs, et transportent des informations…

Ce matin au réveil : ventre plat (plat !)… C’est quoi ce délire ? Il a légèrement regonflé pendant la journée, mais c’est la position assise. Je le sens car je joue de la guitare debout maintenant (avec la sangle c’est plus agréable pour mon dos et mes bras au final).

Bilan mental : Si un appareil de chamane 2.0 pouvait photographier mon aura énergétique, elle ressemblerait à un tableau de Klimt. Plein de couleurs, bordel, énergie, précision. Je suis fatiguée, mais pas fatiguée comme « rôlala j’en peux plus », mais comme mon corps qui me dit clairement : « On a du boulot, tu pourrais aller dormir s’il-te plaît, tu nous déconcentres avec tes pensées et ton travail. Merci. »

 

 

Jour 15 : Une patate avec une cape

 

Cette fois-ci, point de vendeuse de muguet pour m’avertir qu’on était le 8 mai, je me suis donc habillée chaudement pour aller faire mes courses comme une brave (avec ce temps pourri cela demande une certaine dose d’héroïsme), et bien-entendu j’ai fait demi-tour le sac vide.

Excellente journée dans l’ensemble. Je me suis réveillée ce matin remplie de colère contre les gens qui font de la communication non-violente et du yoga. J’ai hurlé dans mon lit « Vous me faites chier, faut pas se mettre en colère, faut pas hurler, faut pas déborder, mais en fait faut être MORT, c’est ça que vous voulez ? Qu’on soit morts ? » Ça a duré 30 minutes, et ensuite j’avais récupéré énormément de vie et de joie de mon enfance. J’avais récupéré beaucoup de cette petite fille libre que j’étais avant de rentrer en 1ère maternelle, avec cette prof immonde qui nous faisait nous allonger sur des tapis de gym (d’où la colère contre le yoga) pour dormir l’après-midi. On devait s’allonger et ne plus bouger, ça me fait tellement penser aux cours de méditation !

J’ai fait de la guitare, j’ai bossé, j’ai lu, et j’ai même trouvé un associé pour monter une grosse boîte qui va cartonner ! On est restés 3h au tel et je suis trop contente. J’ai aussi trouvé un bon développeur pour régler un problème que j’avais sur mon site, quelqu’un d’honnête, de sympa, de rapide et de compétent, pas cher du tout. Un énorme exploit dans le milieu des dev freelance qu’on peut trouver sur les plateformes.

Super journée.

Petit dej : Smoothie nanana le même qu’hier. Toutes les pilules.

Midi : Saumon rôti avec haricots verts et brocolis vapeur + le merveilleux taboulé de quinoa. En fait, mon estomac a rétréci car en faisant la même portion qu’il y a 3 jours, j’ai été blindée.

Soir : du coup, pas faim du tout, j’ai juste bu un petit verre de lait d’amandes avec un peu de purée d’amandes et du sirop d’agave.

Bilan santé : Beaucoup moins ballonnée. C’est cool. J’ai meilleur mine. Le teint assez rose. Je me sens en forme et j’arrive à m’endormir et me lever plus tôt. Moins de dermographisme ! J’ai pris mon anti-histaminique plus de 24h après, alors que dernièrement, il ne faisait effet plus que 12h pleines et peut-être 8h moyennement et 4H plus du tout. Bon je saute pas encore de joie, c’est peut-être juste du au fait de ne pas avoir consommé d’aliments histaminés la veille (j’ai la flemme de vérifier, ça me soûle les statistiques et les données, en tout.)

Bilan mental : Super patate !

 

 

Jour 16 : Au lit et Nutallah

Réveillée super tôt pour aller au centre d’insertion, RDV pour faire le point sur ma situation. En gros, suis-je un cas social qui a besoin d’être envoyé chez l’assistante, ou une flemmarde qu’on va envoyer à Pôle Emploi ? J’ai une phobie de l’administration (quoique dernièrement ça va mieux, mais j’aime toujours pas trop ça), et du coup, j’avais peur d’arriver en retard, peur de tomber sur une vieille grincheuse qui va décider de mon sort pour moi, peur d’avoir l’air d’une usurpatrice (je ne sais pas pourquoi, alors même que je suis dans mon droit, j’ai toujours l’impression d’avoir fait quelque chose de mal et de profiter impunément, ça me fait penser à ma mère).

En fait, elle était hyper cool, et je crois que ça l’a énormément soulagée que je ne sois pas une énième alcoolique qui l’insulte et lui baragouine une situation hyper compliquée (j’étais dans la salle d’attente avec quelques phénomènes creusois qui doivent bien connaître les bureaux), et elle m’a tamponné le truc hyper vite fait, et m’a dit « bref, vous n’avez pas besoin d’aide et vous vous débrouillez très bien » (soupir de soulagement) « excellente journée ».

C’est le premier jour de mes règles, du coup, hyper fatiguée, vaseuse. Je suis allée faire mes courses, et je suis rentrée les jambes cassées, le ventre en vrac, je me suis fait à manger, et j’ai voulu commencer à travailler un peu, et là, coup de massue, j’avais plus d’énergie, je me suis mise au lit, et j’ai regardé des films (la la land, c’est mi-mignon mi-triste, à voix haute, c’était mi-mignon, mi-scandaleux).

J’ai grignoté beaucoup d’amandes et de raisins secs, + purée d’amandes, etc. Ah j’ai trouvé un nom pour ma mixture préférée. En fait, j’ai trouvé que le goût avait l’air d’une pâtisserie arabe, mais en pâte. Alors je l’appelle le « nutallah ». 😀 C’est bien non ?

Je sentais vraiment que je manquais d’énergie, et je me suis fait une énorme salade de pâte, mais j’ai regretté, parce que j’en ai trop mangé, et maintenant je me sens le ventre tendu et j’ai soif tout le temps. Mon estomac a rétréci, et j’oublie, alors je me fais des portions trop grosses. Faut que je fasse attention.

Petit-dej : Smoothie framboises, etc.

Midi : Saumon rôti + asperges + salade verte + pesto

Après-midi : ingurgitation régulière d’amandes, de raisins secs, de pignons de pin et de nutallah.

Soir : Énorme (enfin, normale mais trop grosse pour mon nouvel estomac tout pitit) salade de pâte de sarrasin + avocat + échalotte + radis + herbes + carotte + amandes (je vais finir par muter en amande) + pignons de pin + sirop d’agave + huile d’olive (oui c’était lourd).

Bilan santé : Même pas ballonnée alors j’ai bouffé un peu sa mémé aujourd’hui ! Je suis un peu en vrac mais c’est les ragnagnas, je suis jamais très en forme ce jour-là.

Bilan mental : Complaisance dans l’invalidité : « Je suis malade donc je reste au lit avec des films » 🙂 J’aime bien.

 

 

Jour 17 : Une armée de bénévoles coincés devant la porte

 

Comme d’hab, dès le lendemain du 1er jour, plus aucun souci, je suis fraîche comme une rose même pas fanée. Bien dormi, patate d’enfer.

Cette nuit j’ai rêvé que j’étais avec une armée de bénévoles à ramasser des déchets dans un immense champ en pleine nature. On ramassait des trucs comme des gants en plastique, des vieilles peluches, des boîtes, on triait et on mettait le tout dans des immenses bennes, qu’on a ensuite fait rouler jusque dans une sorte de corridor, et là on a parqué les grandes bennes et on attendait devant une porte qui ne s’ouvrait pas. On était massés devant, à attendre avec nos bennes remplies d’ordures. Fin.

Quand je me suis réveillée, j’ai immédiatement compris la signification et j’ai explosé de rire. Très souvent, quand je rêve de champs, à la campagne, il s’agit d’une allégorie de mon corps physique. Mon corps me fait souvent passer des messages intéressants comme ça. Donc, ici, mon corps est en train d’être nettoyé par une armée de cellules, et mon foie, la porte de sortie des déchets, est bouché ! C’est pas la 1ère fois que ça m’arrive. Une fois j’avais essayé sur les conseils d’un naturopathe de prendre de la chlorella, mais au bout d’1 semaine, j’avais commencé à avoir la tête qui tourne. Et là, il m’avait dit : « Vos émonctoires sont bouchés », j’ai dit « pardon ? » car je parle pas le médecin. En fait, y a plusieurs émonctoires dans le corps, des machins qui filtrent : les reins, le foie, et d’autres dont je me souviens plus. Et bien, la chlorella prenait toutes les toxines avec elle, et les emmenait vers les émonctoires qui étaient fermés.

D’où les bénévoles qui attendent à la porte avec les bennes à ordure. Merci mon corps. Bon, je prends du chardon marie, je bois à fond, mon foie a jamais été dans un état formidable, j’ai fait une jaunisse peu après la naissance, et des crises de foie à répétition quand j’étais petite. J’ai eu mal au foie il y a quelques jours. Demain j’irai acheter une tisane pour foie. Dieu m’a donné un foie, mais pas en bon état (à chanter avec la voix d’Ophélie Winter).

J’ai plus trop faim. Je pense que ça a plutôt à voir avec la lassitude des soupes vertes dégueus du soir (je suis pas vraiment fan), qu’avec une réelle satiété.

Je suis contente, car je peux enfin me reposer un peu. Je vais ne bosser qu’1h par jour pendant 1 semaine au moins. Juste checker les mails, vérifier que personne n’a besoin de rien, et voilà. J’ai pu aujourd’hui passer la journée à faire de la trompette et guitare, et j’ai regardé un film  Les animaux fantastiques : j’ai fait taire la critiqueuse de cinoche en moi (manque de rythme gnagnagna), car ce film est une merveille. Et en tant que fan d’Harry Potter, j’ai pu y retrouver toutes les créatures du monde des sorciers et c’était un vrai plaisir. En plus, il était drôle, le héros est un naturaliste autiste, l’héroïne défend les enfants battus, la présidente des sorciers est une femme noire, et le niffleur est trop choupi.

 

Petit-dej : Après m’être fait éclater le bide hier soir (je dis ça comme si j’avais repris 3 fois de la bûche de Noël, alors que j’ai juste mangé une salade de pâtes diététique), je me suis réveillée avec zéro faim. J’ai rien avalé jusqu’à midi : un jus que j’ai fait à l’extracteur manuel de jus (le jouet Kinder géant qu’il faut monter et démonter à chaque fois) : Pommes + citron + feuille de chou vert + graines de tournesol + concombre. Un goût de concombre tournesol citronné.

 

Midi : Taboulé de quinoa avec du poulet rôti à l’huile de coco + salade verte.

Collation : Une poignée d’amandes.

Soir : J’avais un peu faim, mais après avoir mangé les 3/4 du gaspacho, j’étais soûlée. J’ai mis du vinaigre de cidre au lieu du citron et un peu moins de pignons de pin que dans la recette originale (mon corps m’a dit stop aux amandes et graines là, demain faut que je trouve des recettes sans graines).

Bilan santé : J’ai hyper bonne mine, et surtout, j’ai la peau qui se tend. Toujours pas ballonnée. Et le dermographisme a bien baissé. Là, ça fait au moins 30h que j’ai pas pris d’antihistaminique, et mon corps ne brûle ni ne me démange. Bon, je gonfle et marque toujours à l’appui sur la peau (genre après avoir joué de la trompette, j’ai les lèvres d’Angelina Jolie), mais pas d’urticaire du tout ! Ouiiii ! Alors que je mange de l’histamine ! Genre les amandes, les avocats c’est bourré d’histamine 🙂

Bilan mental : Je suis très heureuse. 🙂 Je vais vachement bien et tout. Manque plus que le soleil là.

 

 

Jour 18 : Méditation serbe et vésicule qui recule

 

Je me suis réveillée après avoir dormi 7h, pas vraiment en forme, alors j’ai traîné un peu au lit, mais j’avais toujours pas la patate. En plus, je me remets à ballonner et ma peau commençait à me démanger de nouveau.

Je me suis dit que j’allais décrasser mon foie, et en faisant quelques recherches, j’ai trouvé des infos sur la vésicule biliaire bloquée par des cailloux, et ça m’a fait un énorme tilt, j’ai senti que j’avais ça. En plus, j’ai de nombreux symptômes : ballonnements, peau qui gratte (tu m’étonnes…), fatigue, etc. Alors, j’ai fait des recherches pour connaître le moyen de purger ça, et j’ai trouvé un truc qui s’accorde parfaitement avec le programme clean : la purge au sulfate de magnésium. Un truc chelou, tu dois boire du sulfate de magnésium et de l’huile d’olive mélangée à du jus de pamplemousse, mais uniquement le soir, le midi tu peux manger normalement, et le matin rebelote, tu bois du sulfate.

Avant de commencer, tu dois boire du jus de pomme 6 jours avant, pour ramollir les calculs biliaires (c’est dégueu un peu).

Je suis assez irritable là. Un rien m’énerve : mon câble d’ordi qui se mélange, j’arrive pas à enregistrer la guitare (quand je joue sans appuyer sur le bouton enregistrer, je fais zéro faute, quand j’appuie sur le bouton enregistrer j’en fais plein). Ménèrve.

J’ai reçu mon bureau debout aujourd’hui, et j’ai travaillé sans problème pendant 1h30 debout. Je suis contente de ça.

J’ai fait énormément de guitare (la seule chose que j’aie vraiment envie de faire quand je suis soûlée et fatiguée). Et j’ai aussi regardé un film presque bien : Passengers. Le début promettait énormément : J’adore les histoires de gens qui se retrouvent coincés tout seuls sur un île ou dans l’espace. Bon là, c’est dans l’espace. Mais franchement, voilà l’apologie du viol à peine déguisée…On pardonne au héros, parce que hein, il se sentait si seul, alors pourquoi pas ruiner la vie d’une meuf sans son consentement ? J’aurais tellement aimé qu’il y ait une vraie réflexion sur ça, mais bon c’est Hollywood faut pas trop leur en demander, hein. Je dis rien de plus si vous voulez le voir.

Je suis allée au magasin bio, y avait une vieille qui ressemblait pas mal à la femme, du coup, je pense que c’est sa mère, et la tête revêche de ouf. Ces gens sont d’une tristesse. En fait, il me font penser au film « Moi Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère » (le titre du film t’indique qu’il ne s’agit pas d’Hollywood). Des gens de la campagne profonde, avec le côté caractère taillé dans la roche et le coeur enseveli sous le devoir, qui ignore tout de l’amour et de la poésie. C’est assez fou de se dire que cette vieille par exemple, n’a très certainement jamais goûté une seule minute de liberté. Ses yeux soucieux ne voient plus que le profit. Ce sont des radins finis : quand j’achète pour 39€, ils me mettent pas 2 tampons, mais 1 seul. 1 par tranche de 20€, il n’y a pas de petites énonomies, gnaharkhark.

 

Ah, et j’ai découvert une chaîne Youtube, je pense la plus reposante du monde. Et je déconseille à toute personne accro au sucre de la regarder. Ce sont deux Serbes, qui cuisinent au feu de bois, dans la nature, sans prononcer un mot, et ils font des recettes à base de produits bio qu’ils cultivent et fabriquent eux-mêmes, et qui ont l’air mortellement bonnes. Mais je les regarde surtout parce qu’ils m’apaisent totalement. Et ça m’a donné envie de cuisiner plus paisiblement.  C’est marrant, je suis tellement sevrée du sucre, que j’ai même pas envie de manger ce qu’ils mangent, je vois bien comme ça a l’air difficilement digérable pour moi. Mais rien que la manière dont ils découpent, râpent, écrasent (genre du gros sel avec une corne), c’est du grand art, vraiment. De vieux ustensiles et en même temps de super bonne qualité, un énorme couteau hachoir qui fait dire dans les commentaires des trucs comme « Ce couteau mérite sa propre chaîne Youtube » ou « Ce couteau coupe tellement bien qu’il pourrait couper la réalité en deux ». Y a un gars dans les commentaires qui m’a fait trop rire, qui dit : « Je suis un homme, mais pouvez-vous me prendre pour épouse s’il vous plaît ? » 😀

En plus, ils ont une chouette, qui est trop jolie. Ça s’appelle Amalzankitchen. Cette chaîne n’a qu’1 an, et va devenir la meilleure chaîne de cuisine de Youtube d’ici 2 ans (je le prédis telle Madame Soleil).

 

Petit-dej : Smoothie ananas fruits rouges sans beurre d’amandes. (J’étais totalement écoeurée des amandes, mais attend la journée n’est pas finie).

Midi : Houmous très bon, fait avec des vrais pois chiches secs, et au lieu du quinoa, j’ai mis du riz complet dans le taboulé, et j’ai pas mis les amandes hachées (mais attend). Chou vert légèrement sautés à la poêle, salade verte.

Collation : Énorme fringale vers 17h (en fait, j’étais fatiguée, j’aurais du dormir, pas manger) et j’ai mangé du nutallah et une grosse poignée d’amandes, dont une amère. :cp (j’essaie de faire un smiley qui fait beurk). Après j’étais écœurée jusqu’à, ben maintenant, en fait, je suis encore écœurée là.

Soir : Du coup, j’ai bu que du jus de pomme pour ramollir, oui tu as compris. J’en ai bu 2 tasses (je parle en mesure américaine maintenant c’est la Clean attitude).

 

Bilan santé : Vésicule cule cule.

Bilan mental : Un peu calmée quand j’ai écrit sur Amalzankitchen. Bon, sinon joyeuse, car j’ai composé une chanson à la guitare dont je suis fan (je la joue tout plein juste pour l’entendre), et je voulais l’enregistrer pour vous faire écouter, mais je fais que des erreurs et pis mon micro il veut pas enregistrer la voix et la guitare en même temps correctement. Bref. Tant pis, j’enregistrerai plus tard, quand je ferai un album (j’ai déjà 12 chansons, on peut faire un album non ?).

ps : bon finalement, j’ai changé d’avis et j’ai enregistré juste un bout de guitare, sans la voix et avec une petite faute par ci par là.

 

 

Jour 19 : Nourriture ennuyeuse. Cube parfait

 

Ben là, je me suis mise à peu près en vacances, donc aujourd’hui j’ai travaillé 15mn 🙂 Du coup, je flemmarde, je joue de la guitare, je regarde des films. Je réfléchis à des trucs.

D’ailleurs, en allant faire les courses aujourd’hui, donc environ 45mn, j’ai réfléchi intensivement à une relation que j’avais eue par le passé. J’étais tellement à fond dans ma pensée que mon corps a presque fait les courses sans moi. En 45mn, j’ai compris énormément de choses. C’est au sujet d’un ami, Rafael, que j’ai connu quand j’avais 15 ans, dans un stage de théâtre. Très rapidement, nous sommes devenus les deux meilleurs amis du monde…Enfin, c’est ce que je pensais jusqu’à ce que je comprenne que j’avais beaucoup idéalisé cette relation. Il m’a recontactée récemment, et comme à chaque fois qu’il me recontacte depuis 6 ans (nous nous sommes définitivement perdus de vue il y a 6 ans), je l’évince. Et je culpabilisais énormément de le faire. Je mettais ça dans un coin, et là, j’ai juste posé le truc à plat et j’ai compris pourquoi.

J’ai reçu hier matin dans la boîte, un tout petit colis. Mince, j’ai encore des pilules en retard ? Pas du tout. J’avais financé il y a super longtemps sur un crowdfunding, la création d’un petit objet génialissime et j’avais donné mon adresse il y a quelques mois et zappé. C’est le sereny cube. J’adore ce petit objet : c’est un cube avec sur chaque face, un truc à manipuler : ça permet à la fois de mieux se concentrer, et de se relaxer. J’adore. Il y a des molettes à tourner, un interrupteur, des boutons, j’adore ! Mon préféré est le mini-joystick. 🙂 Je sais pas pourquoi j’aime autant ça. Y a un truc dans mon cerveau, lorsque je pense à cet objet qui se met en position : « Yes » C’est comme un très gros bonbon de neurones. Je le regarde : c’est trop joli. Je le touche : J’adore (la texture est ce plastique merveilleusement doux comme de la peau), je joue avec pendant que je lis, ou que je regarde un film : C’est merveilleux. Il aurait été plus gros, j’aurais pas aimé. Mais comment ont-ils fait pour créer un objet aussi parfait ? Je crois me souvenir que les mecs qui ont créé ce truc bossaient dans les neurosciences. Vive la science.

 

Cette nuit j’ai rêvé un truc bizarre. Je venais de créer une entreprise de livraison de pizzas avec mon associé (l’associé que je vais avoir dans la vraie vie, sauf qu’on va créer un site web génial, pas du tout une boîte à pizza :D). On avait créé deux systèmes : un où on livrait des flamenkuches pas chères, et un autre avec des pizzas chères. Les gens nous entubaient parce qu’ils commandaient les flamenkuches et demandaient à remplacer la crème fraîche par de la tomate et les lardons par du fromages, du coup ça leur faisait une pizza. Et on était bien embêtés avec mon associé, on réfléchissait à comment arranger ça.

J’ai bien vu le rapprochement avec l’associé et la création de boîte, j’ai un peu compris les deux systèmes, c’est ce que j’ai sur mon site (un paiement par abonnement, et un paiement à vie), les pizzas ça me fait penser à quand je travaillais en tant que pizzaïolo, je devais faire 200 pizzas par service, toute seule. Ce boulot (la cuisine en général, j’ai fait d’autres tafs de cuistot) m’a d’ailleurs donné pas mal le stress dans la cuisine. J’ai vraiment été conditionnée à gérer mon espace de travail, je le vois, quand je cuisine, je ne laisse jamais rien traîner, je range tout automatiquement, je met « à la plonge » les ustensiles dont je n’aurai plus besoin, si je connais bien la recette, je sais exactement à quelle vitesse cuit un truc et ce que je peux faire en même temps. J’arrive toujours à cuisiner hyper rapidement. D’où le mega stress quand j’ai du acheter tous ces nouveaux ingrédients, j’étais obligée de me remettre à cuisiner lentement. Mais pourquoi ce rêve…J’ai pas peur de me faire entuber par qui que ce soit. Peut-être une crainte financière. Je sais pas !

 

Petit-dej : J’ai extrait un jus de pommes-radis-concombre-graines de tournesol-citron-chou vert-carotte. C’était ni bon ni mauvais. Au point où j’en suis là, la nourriture commence à être inintéressante. Et c’est intéressant au final d’en arriver là, car on se rend pas compte, mais la bouffe remplace beaucoup de choses émotionnellement. Enfin, si on se rend compte. Mais peut-être pas à ce point. Je n’ai aucune excitation à me faire à manger, ni à penser à ce que je vais manger. Je fais les recettes les moins pires, et j’essaie de les améliorer pour avoir quand même envie de les manger. Le midi ça va, mais c’est pas non plus le truc de ouf. Quand je m’étais mise à manger alcalin, la nourriture était restée intéressante, parce que je pouvais manger des pommes de terrer et des bananes, du miel et des oeufs. Là, rien de tout ça : la nourriture est devenue nécessaire mais non réjouissante. Je comprends vraiment comment les gens évitent leurs émotions négatives : ils « profitent » de la joie que procurent tous les plaisirs de consommation. Nourriture, alcool, cigarettes, etc. Mais c’est un énorme leurre. C’est agréable, plaisant, mais ce n’est pas réel.

Midi : Saumon rôti avec pâtes de sarrasin, et asperges au pesto. C’était bon, mais c’est pas ce que je me ferais si je voulais manger vraiment par plaisir. C’est vraiment étrange comme j’arrive à ne pas craquer, alors que clairement, je sais exactement ce qui me ferait plaisir. Je pense que je suis devenue non droguable. C’est à dire que quand j’étais plus jeune, je recherchais activement tout ce qui pouvait me donner ma dose de plaisir, j’étais hautement droguable. Je me rappelle que je me le disais souvent : « J’aime toutes les drogues ». Sans comprendre ce que ça signifiait réellement. En fait, j’ai pris le contrôle de ma vie.

Soir : J’ai essayé de nouveau d’améliorer la soupe triste. J’y ai ajouté un peu de pois chiche et une petite cuillère de purée de sésame, une carotte, du paprika et du cumin. Ben c’était pas mauvais, mais comment dire. C’était ennuyeux, voilà. J’ai pas réussi à la finir.

 

 

Bilan santé : C’est officiel, le dermographisme est en train de ralentir. Un cachet me fait presque 48h à présent.

J’ai beaucoup dormi cette nuit (9h30) et je me suis réveillée fatiguée. Tout le monde dit que ce régime donne de l’énergie et qu’on a pas de mal à se réveiller le matin. Ben pas moi. J’ai, c’est vrai, une certaine énergie qui est revenue dans la journée. Je ne suis plus comme les semaines passées, « tout le temps un peu fatiguée ». Là, par exemple, j’écris ces lignes, j’ai une patate d’enfer, et surtout je sens mon cerveau hyper fonctionnel. J’ai bien meilleure mémoire. Ah oui, ça j’avais oublié de le dire, mais j’ai remarqué depuis 2, 3 jours là, que ma mémoire fonctionnait bien mieux ! J’oublie moins les choses, et aussi, j’apprend plus vite les paroles des chansons. Une bien meilleure concentration je dirais.

Pour ceux et celles qui se demandent ce que ça donne au niveau du poids, et bien, si mon ventre a dégonflé de manière remarquable, mon poids reste le même. Bon, je ne me pèse pas du tout, mais je me connais et si j’avais perdu ne serait-ce qu’un seul kilo, je le sentirais dans mes vêtements, je le verrai sur mon visage immédiatement. Mais je sens que mon foie est coincé. Ça c’est un truc qui ne cesse de m’épater : quand on devient à l’écoute de son corps, on devient son meilleur médecin.

Par contre, ma peau se retend totalement sur le visage. Je m’étais dit dernièrement : « Ma vieille, tu vieillis, ça y est… » Je voyais la peau de mes joues s’affaisser, je me réveillais le matin avec des petits plis sur le visage, une petite ride ici ou là. Ben là, plus rien. Je me réveille le matin, j’ai 25 ans du visage.

Bilan mental : Je m’ennuie un peu. Ce qui est un excellent signe. J’adore sentir que je m’ennuie, ça signifie que je vais être très très créative. Et ça ne loupe pas, je commence à pas mal composer, je commence à réfléchir et à mettre en branle la machine à créer du rêve pour une vie meilleure. Ça fait très longtemps que ça ne m’étais pas arrivé. 2014 je crois, quand j’ai marché pendant 2 semaines dans la montagne Corse.

Je recommence à avoir des envies de me sociabiliser, ce qui ne m’étais plus arrivée depuis pfioooou. Très longtemps. Je recommence à avoir des sentiments que je vivais avant mes 16 ans, une sorte de joie de vivre issue de ma vraie nature joyeuse. Du coup, je réfléchis à revenir m’installer dans une grande ville. C’est définitif : j’aime pas les gens de cette ville. Aubusson a été magique pour ma tête et mon coeur : la vue sur la colline et les oiseaux par milliers, la lumière dans les arbres et ma petite maison adorable, ce droit à la solitude et au silence… Mais les gens et la mentalité me rappellent l’ambiance d’un dimanche au cimetière. Ici, les gens sont dépressifs et la pharmacienne me l’a confirmé : elle vient de la banlieue parisienne, et elle m’a dit : « Je n’ai jamais vu autant d’ordonnance d’anti-dépresseurs que depuis que je travaille ici. » C’est sûrement pourquoi les gens de cette pharmacie sont les plus charmants que j’aie rencontré (ça dénote carrément avec le reste d’ailleurs) : ils sont prospères.

 

 

 

Jour 20 : Mer à l’étale, cap sur l’avenir

 

Aujourd’hui est un jour important. Un cap est franchi.

Cette nuit, j’ai rêvé que j’étais prise dans les vagues, je devais affronter des rouleaux de plusieurs mètres de haut, vraiment dangereux, j’essayais de sortir de toutes mes forces de la mer, mais j’étais renversée à chaque fois et retournée dans tous les sens, percutée contre le sol, des objets me heurtaient (comme dans le film sur le tsunami en Indonésie « The impossible », que j’ai vu il y a des années et qui m’a beaucoup marquée).

À chaque fois que je rêve de la mer, c’est ma mère. Et je me suis réveillée avec une sensation d’être en train, ou sur le point d’évacuer un énorme truc. J’étais plutôt en forme, mais très « énergisée ». Je me suis regardée dans le miroir, et j’ai maigri. Ce qui est très étrange, car hier, je ne voyais aucun changement, c’est comme si j’avais maigri cette nuit uniquement.

J’ai joué de la guitare, et j’ai senti que je devais réfléchir à mon projet d’entreprise, et comme je le disais hier, l’ennui m’a apporté une image très très claire de ce que je devais faire. J’ai su que ma vie avait changé, mon point de vue a changé. Je ne vois plus du tout le fait de monter un business comme un espoir ou une quelconque crainte d’échec : je sais que je vais y arriver, et je n’ai plus aucun doute. Ce n’est même pas le fait d’être portée par une passion, comme ça avait eu lieu avec mes débuts de psychothérapeute, ou je me suis lancée par plaisir et je n’avais aucun projet de réussite quelconque. Ça n’a rien a voir avec la boîte que j’ai montée en 2009 et qui m’a apporté un succès presque miraculeux (et justement j’avais ce sentiment d’être « la pauvre » qui vit « un miracle »). Ici, rien à voir avec le hasard, je me suis débarrassée de mes antécédents négatifs sur le sujet.

J’ai grandi avec une mère qui ne cessait de me dire : « Arrête de rêver » dès que je prononçais le moindre espoir de m’en sortir autrement que par la fac et un boulot stable. J’ai senti une dernière fois ricaner ma mère dans mon dos lorsque mon futur associé a prononcé le mot « dividendes ». J’ai pu regarder mon projet d’entreprise de manière lucide, pas comme elle l’aurait fait, avec ce mépris des gens « réalistes » face à ceux qui rêvent de gagner au loto.

J’ai trouvé exactement ce qu’on allait faire, et ça va être une entreprise qui va marcher, tout simplement. Et même si elle ne marchait pas exactement comme prévu, je le considérerai autant comme un échec que si j’avais raté une mayonnaise. Aucun souci. La sécurité financière ne m’angoisse plus.

J’ai regardé « A monster calls » et j’ai pleuré un truc de ouf. Ce film, c’est un peu la boucle bouclée de cette journée. Ne lisez pas ceci si vous voulez le voir, je spoile, et allez directement à Petit-dej. 🙂

Le petit garçon « avoue » sa vérité : Il a hâte que sa mère décède parce qu’il n’en peut plus de souffrir.

Quand j’avais 11 ans, donc à peu près l’âge du petit garçon dans ce film, ma mère a tenté de mettre fin à ses jours, pendant que j’étais partie vivre chez mon père. Son raisonnement, en tout cas, celui qu’elle m’a donné : Elle avait essayé de monter une entreprise (exactement à l’âge que j’ai aujourd’hui, ce qui est important), et ça a foiré. Comme j’étais partie et que « je n’avais plus besoin d’elle », elle pensait qu’elle pouvait mourir. Ma tante l’a découverte chez elle, allongée sur le sol. Elle avait pris une boîte de somnifères. Elle passait là totalement par hasard et ne l’avait pas vue depuis des mois, et voyant le courrier débordant de la boîte aux lettres, avait décidé de monter l’apporter à ma mère.

Mais voilà, le truc, c’est que moi, avant mes 11 ans, j’ai été tellement maltraitée par elle, et quand je suis rentrée de chez mon père, à 13 ans, elle a continué à me maltraiter, que j’ai eu enfoui en moi cette atroce vérité que je ne pouvais formuler « J’aurais aimé que ma tante ne la trouve pas ». Et j’ai pu l’exprimer aujourd’hui, en me sentant vraiment le droit de le faire, grâce à un grand arbre, ou plutôt un scénariste qui à l’air de bien savoir de quoi il parle.

D’autre part, j’ai pu aussi comprendre que j’avais terriblement peur auparavant de monter une grande entreprise et qu’elle échoue, car j’avais enregistré que cela provoquait le suicide. Hors, je sens bien à présent que je possède les ressources psychologiques et l’esprit de synthèse que requiert la création de ce genre de projet, et que ma mère n’avait pas (elle se sabotait énormément, car elle voulait mourir).

Je me suis débarrassée de la pitié que j’éprouvais pour elle, et j’ai juste de la compréhension, et je me sens totalement à ma place, le droit de vivre uniquement pour moi. Elle n’est plus accrochée à ma cheville.

 

 

 

Petit-dej : Je me suis réveillée en ayant très faim. J’ai donc fait un gros smoothie ananas, fruits rouges, chou vert, graines de chia (ah oui j’ai oublié de le dire mais j’en mets dans tous les smoothies du matin), lait de coco, gingembre.

Midi : Toujours très faim. Escalope de poulet et ail sauté dans de l’huile de coco, déglacé au vinaigre balsamique (je commence à comprendre les associations de goûts qui marchent avec ces ingrédients) + chou vert et haricots plats sautés à l’huile d’olive et taboulé de quinoa que tu connais bien à présent, sauf si tu commences à me lire par la fin. Tu as le droit.

Soir : J’avais vraiment bien mangé à midi et du coup, plus très faim. J’ai bu deux gros mugs de jus de pomme (pas d’un coup, en 1h à peu près) et après j’ai eu un tout petit creux. J’ai fait la pause nutallah, mais riquiqui, une petite cuillère de chaque. :p

 

Bilan santé : Bah j’ai maigri. 😀 Je vais aussi plus aux toilettes, sortie 1 et sortie 2, tu as compris. Ma peau commence à s’améliorer, et alors un truc vraiment bizarre, j’ai le teint bronzé. Alors que je ne sors pas (il fait moche) et que je suis pas mal devant l’ordi, ce qui d’habitude me donne le teint plutôt pâle (on dirait qu’il y a un antibronzant dans l’écran d’ordinateur), mais là, j’ai la mine de quelqu’un qui aurait passé quelques temps sous les tropiques, puis qui aurait fait un gros gommage et serait rentré depuis 10 jours. Tu comprends le genre de bronzage ? C’est bizarre non ?

Mes ongles durcissent. Ça c’est évident, car je peux jouer de la guitare avec sans avoir à me faire des faux ongles de guitare en résine, ou à jouer avec un dé à coudre pendant 1 semaine en attendant qu’ils repoussent. (Je déteste le médiator sur la folk).

Le dermographisme est carrément calmé. J’ai pris la dernière pilule hier matin, et là, rien. Brûle pas, pique pas, marque même pas !

Bilan mental : Confiance, sérénité, compréhension, lucidité. Presque comme si j’avais atteint un nouveau stade du Soi. En fait, je crois que je n’avais pas ressenti quelque chose d’aussi nouveau depuis début 2012 avec ma lecture guérison d’Alice Miller. Je vois la vie comme une sorte d’aventure, mais mieux, pas un truc « foufou », plutôt la clarté. Ah je sais, en écrivant, je comprends ce que je sens. Je me sens comme quelqu’un qui n’aurait pas subi tout ce qu’elle a subi. Je m’étais toujours demandé comment je me sentirais dans la vie si j’avais pas subi les maltraitances. À peu près comme ça. C’est pas total zéro maltraitances, mais ce serait comme quelqu’un qui a été beaucoup moins maltraité et qui aurait quand même reçu du soutien et de l’accompagnement. Ben c’est chouette comme sentiment.

 

 

Jour 21 : Le combat de la grenouille

 

Cette nuit j’ai rêvé que j’étais en train de discuter avec un mec sur le canapé de mon salon. Il était très arrogant et cherchait à tout prix à me dominer et à me montrer que j’étais en tort de penser ce que je pensais. Il cherchait à me contrôler. À un moment il me dit d’un air très arrogant : « Tu vas pas te mettre à philosopher sur ça. » Et là, je me suis levée, et je me suis mise très en colère, j’ai hurlé : « Je fais ce que je veux, je suis chez moi, sur mon canapé, dans mon salon, alors je philosophe si j’en ai envie. » Je me rappelle avoir ressenti énormément de légitimité à gueuler. J’en avais totalement marre de la bien-pensance, des regards réprobateurs : « S’énerver est pour les nuls » « S’énerver est pour les hystériques » « S’énerver c’est faible, c’est mal, c’est ridicule, c’est immature, tu fais du mal à l’autre, vilaine, la méchante, vient on la punit par le silence, ou on lui donne des conseils pour qu’elle se calme. » C’est tellement interdit.

À chaque fois que je pense à ça dernièrement, je repense à cette pub que j’ai vu des centaines de fois en prenant le métro 4, 6 fois par jour quand j’étais à Paris. Une pub pour un programme pour enfants, pour leur apprendre à rester zen. Ça s’appelle « Calme et attentif comme une grenouille », avec un dessin d’enfant en position de yogi, qui sourit sagement, avec la mention « Les parents vont adorer ! » Et ça me mettait tellement en colère de voir ça. On est vraiment lobotomisés dès l’enfance avec ce truc. On trouve tous les moyens de réprimer la colère. Toute la spiritualité, tous les programmes de bien-être mental, les thérapies, les cours de ceci-cela, il y a vraiment un consensus mondial sur la colère : « C’est mal ».

Selon la médecine chinoise, la colère réprimée endommage notre foie. Et j’ai du être en colère dès la naissance, voir même dans le ventre. Je sais que ma mère me trouvait déjà chiante quand j’étais dans son ventre. Je donnais des coups de pieds, je ne la laissais pas dormir. Il y a quelques années, j’avais vidé ce truc, je m’étais souvenue que je cherchais à communiquer. J’avais compris qu’il y avait quelqu’un à travers la paroi du ventre, et je voulais « discuter ». Et je m’étais déjà pris des tapes à travers le ventre. Comment pourrais-je être calme comme une grenouille, bande de débiles. En plus les grenouilles sont pas spécialement calmes, plutôt méga speedées dans leur genre, et y en a même, si tu as le malheur d’essayer de toucher leur poison, elles te butent. Elles te butent, t’as compris ?

Je me suis donc réveillée super mal, car la colère a beaucoup de mal à sortir chez moi dernièrement. Faut dire que j’ai pas des masses de déclencheurs. Et comme j’ai cette tendance à réprimer la colère par le sommeil (dors ma petite grenouille), j’ai dormi dormi dormi. J’ai presque fait que ça toute la journée. Et j’ai pleuré, et je me suis énervée, mais c’est pas fini.

 

Petit-dej : Énorme smoothie fruits rouges, framboises, beurre d’amande, lait d’amande, eau de coco, gingembre, 1/4 d’avocat. Quand je suis en colère, je mange trop aussi.

Midi : Houmous et salade verte. J’avais compris que je mangeais par colère, du coup j’ai fait attention à pas trop manger à midi. De toutes façons, j’ai dormi toute l’après-midi.

Collation : Une poignée d’amandes. Ça commence à bien me soûler les amandes.

Soir : Gaspacho de concombre, vinaigre de cidre, huile d’olive. J’ai même pas pu le terminer. Les soupes froides me dégoûtent.

Bilan santé : Même chose qu’hier.

Bilan mental : Véner.

 

 

Jour 22 : Tendre gazon et Québécois à fond

Déjà !

 

Je suis un peu déçue, car je pensais que ça allait faire un effet boeuf comme toutes les personnes qui crient au miracle. Bon, je suis pas non plus hyper déçue, j’ai quelques résultats et je me dis que c’est pas fini, et qu’aussi mon foie est bloqué, donc je peux pas évacuer correctement. Du coup, je bois du jus de pomme à donf, il le faut jusqu’au D Day, où je vais prendre le sulfate de magnésium (encore un truc où tout le monde crie au miracle, on verra…), et le mélange huile d’olive jus de pamplemousse. Miam miam.

Je me suis réveillée assez tôt, complètement crevée, et puis finalement l’énergie est revenue dans la journée, mais c’est pas mal du au fait qu’il a fait un temps magnifique, chaud et beau, et je suis allée dehors en tongues, pantalon thai et t-shirt, quel bonheur ! J’ai même pris un coup de soleil, youpi !

J’ai fait mon jardin, tondu avec la tondeuse mécanique à mon voisin névrosé du jardin (son jardin est un chantier constant, on voit bien qu’il ne veut jamais le terminer, par peur de n’avoir plus rien à faire), mais gentil tout plein.

Il y a des colombes qui vivent sous le toit, et enfin j’ai compris d’où venaient ces bruits qui me réveillent parfois, j’ai l’impression que quelqu’un est dans les murs, et je finissais par me dire qu’il y avait l’esprit de la vieille dame qui vivait là avant qui squattait là, mais en fait non, c’est les animaux, et ça résonne dans les murs. Bien que je me demande parfois pourquoi ma porte est fermée de l’intérieur alors que je la ferme jamais.

Je laisse vivre aussi les araignées chez moi, pendant tout l’hiver, j’en ai eu une dans ma chambre, qui vivait entre deux pots de fleurs, et que j’ai appelé Anasthasia. Elle partait se balader la journée et revenait le soir dans sa toile, et elle mangeait tous les petits moucherons du ficus. Elle était toute jolie, noire avec des reflets bleus, je pense venimeuse, comme toutes les araignées noires de ce type, mais je ne la craignais pas, car elle avait suffisamment avec les moucherons. Un jour, je suis rentrée, elle était mourante, et se traînait en-dessous de sa toile, tournant sur elle-même, avec les deux pattes arrière totalement molles. Je l’ai écrasée, car elle avait l’air d’en chier. J’ai pas l’impression qu’elle était vieille, je pense qu’elle a marché par inadvertance dans le produit anti-fourmis que j’avais mis sous la fenêtre. C’était un peu triste.

Je vais faire pousser de la chicorée (pain de sucre, la plus merveilleuse des salades), et des concombres. J’ai aussi semé du gazon japonais, c’est un mélange de fleurs colorées, pour faire un jardin plein de zabeilles et de papillons. Mon gazon est si vert et dense, tout doux, je me suis roulée dedans pour la 1ère fois depuis que je l’ai semé en octobre dernier.

J’ai joué plein de guitare. Et j’ai communiqué avec mon futur associé qui est trop sympa et super motivé. C’est un mec investi en général dans les choses qu’il entreprend et très aimé de sa communauté, et ça m’enchante vraiment de travailler avec lui.

J’ai aussi eu une grande conversation avec un Québécois qui va m’aider à vendre ma formation par la pub Facebook, et sera rémunéré à la performance. Il va en parler avec ses associés pour voir si mon business est éligible (ils veulent des produits dont ils sont certains qu’ils vont marcher, logique). Il avait l’air confiant, il m’a dit « Chui tout excité lo, pasque travoiller ovec des parsonnes comme toi, ctun playsir vu que ton geanre de business est tout à fait cqui morche en cmomin lo ». J’adore l’accent québécois.

Il faut que je prenne ce risque, car je ne connais strictement rien à la pub Facebook, et il me faut de l’aide, mais si ça marche, euh…Ben ce sera inattendu et je serai contente (il me parle de résultats qui dépassent tout ce que j’ai jamais gagné dans ma vie). J’ai décidé de prendre les choses qui venaient sur mon chemin et de prendre des décisions rapides, quitte à me tromper, en restant réaliste et en investissant pas mon argent n’importe comment non plus. Mais il faut que j’arrête de craindre de dépenser, et que je voie ça comme un actif.

Je suis plus en colère comme hier, mais je sens que c’est temporaire, que j’étais bien occupée aujourd’hui, et que ça risque de revenir, plutôt sous forme de tristesse. Mais y a aussi de la joie qui est là. Mais dans le fond, je sens un monstre qui rampe. Hier j’ai pensé un truc du genre : « Il faut toujours que j’agisse, que je prenne des décisions. Que se passerait-il si j’arrêtais de prendre des décisions et que je me laissais sombrer ? » Et mon corps a vraiment été choqué par ce sentiment, un truc du genre « Ils vont me tuer ». Brrr. C’était vraiment des vilains les adultes de mon enfance.

 

Petit-dej : Smoothie fruit rouges + beurre d’amande+ lait d’amandes + eau de coco + sirop d’agave (j’ai pas mis de chou vert, ça me ballonne grave et j’en ai super marre des ballonnements là.)

Midi : Saumon rôti + Courgettes + carottes légèrement sautées à l’huile d’olive + salade verte.

Collation : 3 carrés de chocolat noir bio équitable du pérou aux notes fruitées (le côté clair de la force comparé à une tablette de crunch à l’huile de palme) et une poignée d’amandes.

Soir : Un demi-litre de jus de pommes. Je suis ravie de boire ça au lieu des soupes vertes que je ne peux plus m’encadrer. Je crois que je vais me faire des smoothies ananas le soir maintenant, et manger plus de verdure le midi, mais les soupes vertes de légumes crus et froids, c’est heeeeuuuuuurk.

Bilan santé : reballonnée, tu le crois ça ? Pfff. J’ai plus trop bonne mine. En fait, en regardant bien, je trouve que j’ai un visage amaigri, les yeux cernés, la peau qui s’est légèrement redistendue (mais wtf ? mon corps faut te mettre d’accord là !), je me sens coincée du ventre. Oui, bon, le foie quoi. Vivement que j’évacue tout ça ! Mais là, je dirais que le programme clean, et ben on devrait pas le faire avant d’être certain d’avoir un foie en bon état de marche.

Bilan mental : Speed. Un peu énervée en dessous, aussi de la tristesse. Mais je lis plein de commentaires de type : « Ce programme me donne tellement d’énergie wow ! » Mais personne ne parle de sentiments dégueulasses du passé qui refont surface, mais je pense que c’est parce que les gens ont d’autres stratégies d’évitement émotionnel, la télé, le boulot, les amis, la famille, etc. Ils sont très occupés. Dès fois je me dis que je suis un peu trop warrior dans mon genre, mais en fait j’ai pas le choix. Dernièrement je lisais sur le groupe de Primal Therapy « J’ai pas eu le choix, si je faisais pas ça, je serais mort », ou un truc dans le genre, ben voilà. C’est ça. Je choisis pas vraiment : si j’arrête de me confronter à moi-même, je vais juste pas pouvoir reprendre une vie en faisant semblant, en remettant un couvercle, c’est pas possible, je peux pas faire semblant de trouver des cons intelligents, des personnes névrosées géniales, et des parents maltraitants débordés. Je peux pas voir la vie à travers la lunette rose du positivisme. Parfois, je me dis « Avant, c’était plus simple quand même » et je me rappelle qu’en fait, je voulais me suicider 1 jour sur 2, et que je ne comprenais absolument pas pourquoi j’étais si mal dans ma peau et je me désespérais en essayant d’atteindre un idéal de confiance en moi, en réalité, j’idéalisais des personnes aux défenses bien en place. Je me rappelle avoir dit à mon petit frère à une époque « que c’était mal de faire la gueule à sa mère », j’étais complètement aveugle et éteinte en moi. En fait, quand j’y repense vraiment, je suis saisie d’effroi. Je vois finalement cette période avant 2012, surtout mon adolescence, et jusqu’à mes 27 ans environ, comme un marécage sombre et terrifiant d’absence de conscience. Bref, oui, la vie est plus dure aujourd’hui par certains côtés, je suis bien plus souvent seule qu’accompagnée, je n’ai plus de « bande » pour me soutenir et valider ma névrose à grandes rasades de bière et de joints, je ne suis d’accord avec presque personne sur la plupart des sujets, mais je suis moi et ma vie a un sens. Je n’échangerais pour rien au monde ma lucidité d’aujourd’hui contre ma vie sociale d’hier. Alors, viens ma colère, viens ma tristesse, je t’attends et j’ai les deux pieds bien ancrés dans le sol pour te recevoir. Je suis connectée à moi et à l’univers et cela efface tout sentiment de solitude.

 

 

Jour 23 : Non-patate

 

Là, ça va pas trop, trop. Je suis bien fatiguée. À un moment j’ai pensé que je manquais peut-être d’énergie parce que je ne mangeais pas assez, alors du coup j’ai mangé correctement à midi, mais cet après-midi, j’ai marché pendant 1h30 à peu près, et dès que je me baissais et que je me relevais (j’ai observé pas mal de petits insectes mignons), j’avais la tête qui tournait beaucoup.

Dernier jour de jus de pomme, demain ce sera le sulfate de magnésium.

J’ai planté mes salades, concombres et cornichons, et je me suis posée au soleil dans l’herbe (de mon jardin, trop contente !). J’ai joué de la guitare, et je me suis rendue compte que la terre avait pas mal abîmé mes ongles du coup, ils sont complètement effrités. Alors j’ai limé, et j’ai refait des faux-ongles de guitare en résine, qui ont mis 3h à sécher, c’est très chiant, mais j’ai pas trop le choix, c’est ça ou le médiator (beurk).

Là j’écris ils sont même pas encore tout à fait secs, et je suis fatiguée, j’aurais aimé aller me coucher plus tôt.

 

Petit-dej : Smoothie ananas + lait d’amande + eau de coco + fruits rouges + cardamome.

Midi : Houmous + taboulé + salade verte + haricots plats.

Soir : 1/2 l de jus de pomme
Bilan santé : La merde ! Je suis ballonnée, le dermographisme est revenu (genre grave, le cachet a pas tenu 12h depuis hier), j’ai même éternué plein de fois à cause du pollen (alors que ce programme est censé virer les allergies), j’ai des cernes, et je suis crevée.

Bilan mental : Je suis un peu soûlée, j’aimerais me concentrer et travailler, mais j’ai du mal et la flemme toute la journée. Il fait très beau et très chaud, du coup je suis quand même pas trop énervée. Heureusement que je peux faire de la guitare.

 

 

Jour 24 : Un zombie qui boit du sulfate

 

Je viens de lire qu’en fait boire plein de jus de pomme dans le processus de nettoyage du foie provoquait un ballonnement. Je suis rassurée, je ne savais pas du tout que le jus de pommes pouvait avoir cet effet.

Là, je suis en plein nettoyage et j’ai bu 2 verres de sulfate de magnésium. Je m’attendais à un goût immonde, mais en fait, ça n’a aucun goût, c’est juste de l’amertume. Du coup, après quand on se rince la bouche, on a l’impression que l’eau est sucrée. Même la salive paraît sucrée.

J’ai pas encore bu le mélange jus de pamplemousse huile d’olive, faudra que je le fasse juste avant de dormir. C’est assez précis, il faut le boire en étant debout, puis immédiatement s’allonger la tête relevée et dormir. 😀 On verra si j’arrive à m’endormir comme ça…J’espère que je vais pas être malade, j’ai lu plein de témoignages de type « j’ai tout vomi ».

Bref, il a fait un dernier jour d’été avant que ne reprenne la sauce, et j’ai fait une sieste dans mon jardin allongée sur une couverture. À un moment donné, je me suis dit avant de m’endormir que mon bras était dans l’herbe au lieu d’être sur la couverture, et je me suis fait piquer par une fourmi rouge.

J’ai joué de la guitare, j’ai été très fatiguée toute la journée, là je suis vraiment claquée, ça tombe bien de devoir se coucher à 22h.

Je devrai me réveiller demain à 6h30 pour boire un autre verre de sulfate et puis encore un à 8h30.

Je fais que regarder des vidéos débiles et jouer de la guitare, je suis trop fatiguée pour me concentrer sur quoi que ce soit.

 

Petit-dej : smoothie ananas + lait d’amande + gingembre

Midi : Saumon + brocolis + chou fleur + carottes au curry et curcuma, et pâtes au sarrasin.

Je n’ai même pas faim là. Tant mieux.

 

Bilan santé : crevée.

Bilan mental : zombie.

 

 

Jour 25 : J’ai bu l’eau de Jupiter et assassiné un scutigère

 

Le nettoyage a très bien marché. Mais c’était une vraie épreuve. Boire les 2 premiers verres de sulfate, ça va. Ensuite, boire du jus de pamplemousse mixé avec de l’huile d’olive, on va dire que ça passe sur le coup, et de toutes façons, j’ai dormi quasiment immédiatement.

Mais ce qui a été très très dur, c’est ce matin. Déjà, j’ai mis le réveil à 6h30, pour boire un verre de sulfate. Et là, avec la sensation dégueu de réveil trop tôt + arrière-goût d’huile d’olive pamplemousse + sensation de nausée = j’avais l’impression d’être malade, et de devoir boire ce verre de sulfate était une torture. Je me suis recouchée illico, et j’ai dormi jusqu’à 8h30, pour boire un nouveau verre de sulfate. Et là, je sais qu’à une certaine époque de ma vie, quand j’avais très peur de mourir, que je ne supportais pas de vomir, ou que tout effort me paraissait insurmontable, je n’aurais jamais pu boire ce truc. Ça m’a fait penser à Dumbledore qui devait boire le liquide de la vasque pour récupérer le médaillon. J’ai aussi eu le sentiment d’être perdue sur une autre planète où la seule eau à boire est ce truc amer, bref, c’était ignoble, mais j’ai bu. Et je n’en revenais pas d’avoir réussi à le faire.

Ensuite, j’ai expulsé (pour rester polie), de nombreux calculs biliaires, et j’étais soulagée. Il aurait plus manqué que ça ne marche pas, là, j’aurais vraiment été découragée ! Mais ce qui m’a suprise le plus, c’est de voire que je n’avais pas expulsé que les calculs. Il y avait aussi des centaines de graines de chia. En fait, ces graines sont sensées fluidifier la digestion, et j’ai compris qu’en fait elles étaient toutes restées dans mon intestin. Tu m’étonnes que j’étais ballonnée. Si vous ne connaissez pas ces graines, je vous explique. Elles gonflent et deviennent mucilagineuses, et devraient entraîner avec elles les impuretés. Mais, un jour, il y a 3 jours exactement, au lieu de les mettre en dernier dans le smoothie, comme je le faisais d’habitude, je les ai mises en premier dans le mixer. Et après avoir mixé, j’ai versé le contenu dans le verre, puis j’ai voulu immédiatement rincer le mixer. Là, je sursaute de dégoût : je croyais que des vieux trucs avaient moisi dans le fond du mixer et avaient stagné là sans que je m’en aperçoive. Pas du tout, c’étaient les graines de chia, qui, avec le peu d’eau qu’il y avait au fond du mixer, avaient « mucilaginé » et s’étaient collées au fond. Franchement, on aurait dit des oeufs d’insectes immondes. Ça m’a fait penser à une araignée qui aurait fait un nid au fond du mixer. Et ça m’a tellement dégoûtée, que j’en ai plus mis.

Et quand ce matin, j’ai vu la cuvette des wc remplie de ces graines hyper gonflées, par centaines, j’ai compris qu’elles avaient fait dans mon intestin exactement la même chose que dans le mixer. Elles s’étaient agglutinées, et moi je voyais mon ventre gonfler, je n’y comprenais rien du tout. Bah, du coup, calculs et graines en moins, en 2h, j’avais le ventre tout plat…

J’ai passé la journée à moitié dans le gaz (sensation d’être malade), mais avec beaucoup plus de bonne humeur. La colère est totalement partie. Je me sens beaucoup plus sereine et joyeuse. Et puis, en fin de journée, donc maintenant, je me sens depuis 1h, vraiment bien. Un peu fatiguée, mais plus épuisée par le travail fait par mon corps que ce truc que je vivais depuis quelques jours.

Quand je pense qu’il faut refaire ce truc 1 fois par mois pendant 1 an pour retrouver un foie en parfaite santé, mmmm, ça me fait pas envie….du tout. Mais je le ferai quand même. Bon, peut-être pas 1 mois…2 mois ? Je sais pas. L’idée de reboire ce truc huile d’olive pamplemousse, là…nope.

J’ai joué pas mal de guitare, j’ai un peu travaillé, j’ai fait quelques courses, j’ai mis du sulfate de magnésium dans toutes mes plantes et dans mon nouveau potager, paraît que c’est très bon comme engrais naturel. Tournée de sulfate pour tout le monde.

Ah, j’ai voulu délicatement virer un gros mille-pattes de mon salon (c’est monstrueux de voir ce truc courir sur le sol de ton salon, on appelle ça un scutigère véloce, parce que ça court très vite, brrrrr). Et j’ai pris une grande tasse que j’ai posée autour de lui (il courait moins vite que moi quand même), puis j’ai pris une carte postale que j’ai doucement glissée sous la tasse pour le virer dans le jardin. Et quand j’ai retiré la carte postale, la moitié des pattes étaient dans la tasse et le reste du mille pattes est tombé dans le jardin. Les pattes bougeaient encore et j’ai été assez traumatisée de la vision. Je ne voulais pas cela. Je le jure. Je le partage avec toi, pour me sentir moins seule et déposer sur tes épaules un peu de ce cauchemar. Tu ne m’en veux pas ?

 

Petit-dej : Du sulfate de magnésium. haha. Et un petit smoothie ananas+ lait d’amande + jus de carotte, à 10h30.

Midi : Un peu de riz complet + carottes et courgettes sautées.

Soir : Hyper la dalle, mais vraiment, genre faim comme j’ai pas eu faim depuis très très longtemps. J’ai mangé une tranche de gigot d’agneau au romarin, avec des haricots verts à l’ail et persil, des pommes de terres au four, et du chocolat + amandes en dessert, c’est passé tout seul. Je ne regrette rien. :p

Bilan santé : Mon ventre tout plat et ma bonne mine revenue ! Sérieux, joues roses comme tout, un tout petit peu de cernes, pas de fatigue musculaire ou d’état gazeux comme hier, je me sens bien ! Plus jamais de graines de chia (qui portent très mal leur nom, puisqu’on peut même pas les chier). Mais je vais continuer encore 1 bonne semaine le programme clean, pour voir ce que ça donne, puis je repasserai à une alimentation alcaline, sans trop abuser des produits contenant de l’histamine. Et en écrivant ça, je me rends compte que j’ai pris le dernier cachet hier matin, et je n’ai pas de dermographisme là. Oh…faites que mon foie guéri m’enlève ce truc ! J’ai lu plein de trucs qui disaient qu’un foie encombré provoquait de l’urticaire, faites que ce soit ça…

Bilan mental : Sereine. J’ai envie de reprendre une activité physique, d’organiser le temps pour moi, à réfléchir, je sens que j’avais trop la tête dans le guidon depuis des mois, et plutôt que de penser à monter une grosse entreprise maintenant (bien que ça reste en projet), je vais me concentrer sur ma formation de maintenant. Je sens en moi une vraie envie de me faire du bien.

 

 

Jour 26 : Searching for Rono et Juyen

 

Alors, c’est bizarre, j’ai la patate, mais je suis aussi très fatiguée, mais seulement du fait que j’ai dormi très peu : je me suis endormie tard et réveillée tôt, à cause de quelque chose de précis.

En fait, quand j’étais petite, ma grand-mère était mariée avec un homme plus jeune qu’elle, qui avait eu deux fils tardivement. Et comme elle avait eu mon père très jeune, et que mon père m’avait eue jeune aussi, les deux fils de mon « grand-père » avaient 3 ans et 6 ans de plus que moi. J’attendais avec impatience les vacances pour les retrouver, c’étaient mes idoles : ils étaient hyper intelligents, drôles, inventaient toutes sortes de jeux et étaient bienveillants et aimants avec moi. Je ne connaissais personne d’autre comme eux.

Quand j’avais 10 ans, je les ai vus pour la dernière fois : mon grand-père et ma grand-mère divorçaient. Ma grand-mère, qui est très égocentrée, n’a pas du tout considéré le fait que je perdais un grand-père et deux amis chers à mon coeur, et m’a interdit de parler d’eux (ou plutôt, un jour que j’avais demandé à avoir de leurs nouvelles, elle est allée faire sa victime auprès de mon père, qui m’a fait honte « tu as fait pleurer ta grand-mère, elle souffre, tu n’as pas honte ? »), et du coup, je n’ai plus jamais osé reparler d’eux, et encore moins les contacter. Surtout que j’étais terrifiée à l’idée qu’ils s’en fichent complètement de moi. Après tout, mon grand-père n’avait pas du tout fait en sorte de garder le contact non plus.

Quand j’ai commencé à utiliser internet, et à avoir mon propre PC, j’avais 24 ans. Et ils ont fait partie des premières personnes que j’ai recherchées. Pas moyen de les retrouver. 27 ans, Facebook sort, je les cherche, je ne les trouve pas. Puis, je finis par trouver un site de court-métrages, ils ont gagné à un festival en réalisant un film. Je tente alors de contacter le festival par mail, mais je n’ai pas de réponse. Et à l’époque, j’étais encore terrifiée à l’idée qu’ils me rejettent, ou qu’ils m’aient oubliées, ou pire, qu’ils se rappellent de moi vaguement. Je n’ai donc pas vraiment insisté. Plus tard, je retrouve encore des films qu’ils ont réalisé et monté ensemble, je suis trop émue de les voir à l’image, ils n’ont pas changé ! Les films sont postés sur le viméo d’un de leurs comédiens. Je tente alors de le contacter par viméo, je crée un compte exprès, et le site bugue et n’envoie pas mon message. J’essaie pendant 2 jours, ça ne marche pas.

Je cherche alors le CV de ce comédien sur internet, trouve son téléphone et lui envoie un sms. Auquel il ne répond pas. 1 semaine plus tard, je lui réenvoie un sms, auquel il ne répond pas. Je me décourage, et quelque part, je mets fin à mon angoisse d’avoir été oubliée par eux, et décide de ne plus y penser. C’était il y a 2 ans.

Quand j’ai bu l’ignoble potion pamplemousse, huile, je me suis sentie malade, et je ne sais pas pourquoi j’ai pensé à eux. Quelque chose comme « si je devais mourir, qui j’aimerais revoir ». Et j’ai pensé à eux de nouveau.

Hier, je décide de chercher encore. Je trouve toujours leurs vieux films (pas de nouveaux trucs depuis 3 ans), et je trouve le cv d’une comédienne, et son numéro. À 22H30, j’appelle, ça sonne, je laisse un message : « Tu ne me connais pas, j’ai des infos à te demander, merci de me rappeler ». Et je n’arrive pas à m’endormir tellement je suis stressée. Je me réveille aux aurores, je regarde mon téléphone, rien.

Ce midi, un message sur mon répondeur (mon tel déconne et je reçois jamais les appels, mais comme il est tout neuf, j’ai la flemme d’en changer à nouveau) : « Salut c’est Marie, je suis très curieuse, rappelle-moi ».

Je l’appelle. Elle est hyper gentille, elle connaît surtout le grand, Julien, qui vit à Paris, et peu le plus jeune, qui en fait faisait le montage, Renaud, qui vient de partir vivre sur Lyon. Elle me dit : « Écoute, je peux faire 2 choses, soit lui donner ton numéro pour qu’il te rappelle, soit l’appeler, lui demander si je peux te donner son numéro et te rappeler pour te le donner. » Elle me dit aussi que ce sont deux garçons très secrets, qui n’aiment pas du tout laisser de traces sur internet, qui utilisent des pseudos sur les réseaux, et font leur boulot de réalisateur sous ces pseudos. Mon ex avec qui je suis restée plusieurs années était pareil, alors je comprends très bien, mais pour retrouver les gens franchement, la galère quoi.

Du coup, là, j’attends qu’il me rappelle, et j’ai un trac monstre, mais je suis prête à affronter une énorme déception. Je ne pouvais tout simplement pas continuer ma vie sans tenter de les revoir. Je les adorais. Je me rappelle encore quand j’étais toute petite et que je croyais que Renaud s’appelait « Rono » et Julien « Juyen ». Je sens encore dans mon corps quand je disais « Y sont où Rono et Juyen ? », « Moi je vais avec Rono et Juyen ». Ces garçons ont été mes références en matière de « bonnes personnes » pour ma vie entière, et quelque part, je sais que j’ai bâti ma personnalité en partie calquée sur eux. Ils étaient tellement bienveillants avec moi, et m’ont toujours traitée comme leur égale. Je n’ai jamais senti que j’étais une « gamine » ou pire « une fille », avec eux. On jouait au poker tous les 3, et on se faisait des faux cigares avec du papier, on buvait du coca dans des verres à whisky et on misait des haricots à la place des jetons, on faisait les gangsters. J’ai plein de souvenirs avec eux, et je me suis rendue compte à quel point j’ai du faire un deuil silencieux d’eux. Je n’avais même pas pleuré de les perdre ! J’étais vraiment cette petite fille qu’on pose sur une chaise ou une autre à son gré…

 

 

Petit-dej : smoothie mangue-ananas, lait d’amande, lait de coco.

Midi : Houmous, brocolis sautés, salade verte.

Soir : Gaspacho de concombre. C’était meilleur que d’hab, j’ai mis des pignons de pin (en fait la recette dit d’en mettre, mais j’avais pas vu), un peu plus de vinaigre de cidre, un peu moins d’huile (l’huile et moi on est plus très copines), plus de sel et plus d’eau.

 

Bilan santé : J’ai une mine extraordinaire ! J’ai du dormir 6h, et j’ai les joues toutes roses, je suis bronzée, et je peux voir que j’ai maigri, ma peau est retendue (j’ai l’impression d’être faite de pâte à modeler tellement je change vite de visage), et le ventre plat. 🙂 J’ai eu un peu de dermographisme vers 10h du mat, donc 48h, comme avant. Je sens que je suis en pleine forme, et là, je vais bien dormir, et j’ai envie de me lever tôt, d’écrire et de faire du sport.

Bilan mental : trac, surexcitée et effrayée, je me fais mille scénarios dans lesquels ils me rejettent, ou alors dans lesquels ils se foutent de ma gueule d’être aussi nostalgique alors qu’ils se rappellent de rien, ou alors dans lesquels ils pleurent de joie, ou alors dans lesquels ils sont devenus deux gros cons mariés qui battent leurs enfants, ou alors, ou alors, ou alors. J’ai bossé un peu, j’ai regardé Kung fu panda 1 et 2 (j’aurais bien aimé faire du Kung fu dans une autre vie), j’ai joué de la guitare, j’ai regardé des films que Renaud et Julien avaient fait sous leurs pseudos (des trucs d’extra-terrestres qui viennent voler tout le saucisson sur la Terre, ils sont marrants et fous, exactement comme dans mon souvenir en fait).

 

 

 

Jour 28 : Un foie sain, des racines saines

 

J’ai pas posté hier, parce que j’ai arrêté le programme, et que je commençais non seulement à saturer de raconter ma vie chaque jour, mais surtout me lasser grandement de l’alimentation. Ce n’est pas comme avec l’alimentation alcaline, ici, c’est vraiment lassant, et triste.

Alors, bilan : Eh bien figurez-vous que je ne vous recommande pas de faire ce programme. Par contre, je vous recommande absolument de faire le nettoyage du foie au sulfate de magnésium, vous trouverez plein de sites qui décrivent parfaitement le processus.

Pourquoi est-ce que je ne recommande pas ce programme ?

  1. Parce qu’il est franchement cher,
  2. pénible à suivre
  3. que les recettes solides sont ok, mais les recettes liquides sont majoritairement dégueus
  4. Beaucoup d’aliments ne sont pas dispos selon les saisons : chou kale ou courge butternut par exemple, et qu’ils composent de nombreuses recettes.
  5. que je ne suis pas vraiment d’accord avec les aliments : exemple, les graines de chia qui m’ont colonisé l’intestin, les avocats bourrés d’histamine (alors que les bananes sont interdites, bien que contenant bien moins d’histamine), les lentilles et les pois chiche très très gazéifères, la dose de graisse recommandée par jour est selon moi démentielle.
  6. Le sirop d’agave et le vinaigre balsamique ne m’ont pas permis de me désintoxiquer du sucre. J’ai des envies sucrées, souvent.

 

Ce que je vais conserver de ce programme :

  1. Le délai de 12h après le dernier repas du soir jusqu’au repas suivant du matin
  2. L’eau osmosée
  3. Ce qui est non-toxique en général : lessive bio, produits pour le corps bio…
  4. Les repas légers du soir : je ne mangerai plus de viande ou poisson le soir, et j’essaierai de faire beaucoup de repas liquides (mais bons).
  5. Mâcher mes aliments. 😀
  6. Manger tôt le soir.
  7. La purée d’amandes et de sésame (mais en quantité moins importantes).

 

Ce que je vais faire maintenant :

  1. Reprendre l’alimentation alcaline, mais sans oeufs, sans tomates, sans bananes et sans avocats (ou rarement).
  2. Garder le riz complet (ça me convient bien en fait), et les pâtes au sarrasin (mais en petite quantité).
  3. Réintroduire le miel, et bannir le sirop d’agave.
  4. Réintroduire les pommes de terre et patates douces (qui ont toujours été bénéfiques pour moi).
  5. Finir les pots de pilules de probiotiques, antimicrobiens etc.
  6. Manger beaucoup moins de graisses.
  7. Alterner solide et liquide le matin. Un smoothie est largement suffisant la plupart du temps.
  8. Manger beaucoup plus de carottes, qui n’étaient pas en grand nombre dans les recettes, que j’adore et qui me sont très bénéfiques.
  9. Manger beaucoup plus de légumes crus et verts foncés.

Je vous recommande néanmoins de lire le bouquin, qui selon moi essentiel pour comprendre le fonctionnement de notre corps, de l’intoxication et de la désintoxication. Et qui sait, peut-être pour vous, comme pour de nombreuses personnes, ce programme vous sera-t’il bénéfique ?

J’ai bien ramé pour tenir ce défi, alors du coup, je me permets de mettre un lien d’affiliation sur ce livre. Si vous l’achetez en passant par ce lien, vous permettez que je continue à m’acheter de la purée d’amandes, et cela est une bonne chose : Clean – Alejandro Junger

 

 

Bilan santé : ventre plat, bonne mine, la patate.

Bilan mental : Je suis vraiment aux anges : j’ai retrouvé Renaud et Julien, et j’ai passé 2h au tel avec l’un et 1h avec l’autre, et chaque conversation a été merveilleuse pour moi.

Renaud se rappelait de tout, et même de choses dont je ne me rappelais pas. C’est absolument fabuleux de parler avec quelqu’un de mon âge qui se rappelle de notre enfance, et notre famille et nos vacances AVEC MOI. En plus, nous avions exactement la même façon de nous souvenir et nous étions tous deux très attachés aux détails. Et il était exactement comme dans mon souvenir : quelqu’un de doux, de compréhensif, d’enthousiaste et plein d’empathie. Il s’est avéré qu’il habitait à 1h de chez moi, à Montluçon, une ville que j’aime beaucoup.

Julien a une sale mémoire, mais il se rappelait quand même de certaines choses, mais surtout il s’en rappelait sans idéalisation. Il se rappelait très bien que ma grand-mère était méchante, par exemple. Ce qui est très drôle, c’est qu’il a voué sa vie à aider les autres, passant de aide aux personnes suicidaires à psychanalyste, et nous avons pu parler de ses défenses quant à sa mauvaise mémoire. J’avais le sentiment de parler à mon égal, et j’ai senti qu’il était d’une grande ouverture d’esprit. Il a aussi gardé son humour et son enthousiasme créatif, me proposant immédiatement de faire un film de mon aventure à les rechercher depuis 12 ans.

Mais ce qui m’a le plus touché, c’est que j’ai senti que ces deux personnes m’aimaient encore, ou du moins, étaient prêtes immédiatement à m’aimer à nouveau. Julien va venir me voir cet été de Paris, et Renaud vient me voir la semaine prochaine.

Ce qui m’a vraiment rassemblé en moi-même, c’est de constater que j’étais toujours fidèle à mon Soi enfant, qui voyait avec lucidité à l’époque qui étaient les bonnes personnes ou pas, et de voir qu’ils sont restés ces bonnes personnes m’a fait ressentir qu’un cycle de mon existence était bouclé.

Ce qui me fait dire que ce sont toujours de bonnes personnes ?

Quand j’ai raccroché d’avec Renaud, je me sentais le droit d’être aimée en étant moi-même. Je me sentais le droit de dire ce qui me passait par la tête sans être jugée (j’ai vraiment dit ce qui me passait par la tête, comme par exemple que j’étais trop en colère contre leur père pour l’appeler. Je me disais : c’est le test ultime, s’il est bourré de défenses, il réagira de manière traditionnelle, en protégeant son père de ma méchante colère, et bien il a réagi très spontanément en disant : « Je comprends très bien et c’est tout à fait normal » !). J’ai pu expérimenter le fait de n’être pas seule à m’enflammer sur un souvenir de construction de labyrinthe en sable et retrouver sur google maps la maison de mon arrière-grand père (chez qui nous allions très souvent). On s’est envoyé un mail pour donner des liens de ci et ça, et Renaud a signé le sien « Rono ». Ce que j’ai trouvé touchant et aimant.

Je me suis sentie une petite fille de 9 ans pas maltraitée, respectée, et j’ai ressenti que toute ma grandiosité pouvait disparaître, que c’était pas grave, puisque la petite fille « qui s’enthousiasme trop », qui « parle trop », était aimée par un être merveilleux comme Renaud.

Quand j’ai raccroché d’avec Julien, je me sentais intelligente, respectable, remplie d’estime de moi-même et de confiance en l’avenir. Le brillant Julien, qui a 2 doctorats, écrit et réalise des films, écrit de la poésie, et souhaite sauver les autres, a écouté tout ce que j’avais à dire et ne m’a jamais paternalisée, ne serait-ce qu’une seconde (comme le feraient l’immense majorité des hommes de cet âge et avec ce bagage de diplômes), n’a jamais réagi sur la défensive à quoi que ce soit, et a été profondément intéressé quand je lui ai dit que ma grand-mère les détestait et pour quelle raison. Il m’a ensuite envoyé des blagues par mail, et je me suis sentie libre d’être drôle comme j’en avais envie.

Voilà pourquoi je cherchais ces deux personnes depuis si longtemps. Ce sont mes deux seules racines saines. Et je compte bien les faire pousser.

The end (enfin, pas vraiment).